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	<title>Natural Writers</title>
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		<title>Le bio c'est cher, &#231;a nourrit pas tout le monde et autres balivernes</title>
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		<dc:creator>Eva Wissenz</dc:creator>



		<description>&quot;Dans le Massachusetts, une &#233;tude men&#233;e par l'Universit&#233; pendant dix ans, sur des vergers, a montr&#233; que la production de pommes bio n'a cess&#233; d'augmenter au fil des ann&#233;es pour d&#233;passer celle de l'arboriculture chimique qui d&#233;gradait les sols, et ceci avec trois fois moins de d&#233;penses d'engrais et pesticides pour les vergers bio, qui avaient des cultures associ&#233;es de l&#233;gumineuses entre les rang&#233;es d'arbres et entretenaient une foule d'insectes auxiliaires pr&#233;dateurs de parasites. Au Burkina Faso, d&#233;j&#224; &#224; la (...)

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&lt;a href="http://www.naturalwriters.org/-Ecologie-" rel="directory"&gt;Ecologie &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&quot;Dans le Massachusetts, une &#233;tude men&#233;e par l'Universit&#233; pendant dix ans, sur des vergers, a montr&#233; que la production de pommes bio n'a cess&#233; d'augmenter au fil des ann&#233;es pour d&#233;passer celle de l'arboriculture chimique qui d&#233;gradait les sols, et ceci avec trois fois moins de d&#233;penses d'engrais et pesticides pour les vergers bio, qui avaient des cultures associ&#233;es de l&#233;gumineuses entre les rang&#233;es d'arbres et entretenaient une foule d'insectes auxiliaires pr&#233;dateurs de parasites.&lt;br/&gt;
Au Burkina Faso, d&#233;j&#224; &#224; la fin des ann&#233;es 80, les agriculteurs locaux et les chercheurs ayant pour seule fertilisation le compost, avait r&#233;ussi &#224; quintupler les r&#233;coltes de pommes de terre en utilisant un insecticide naturel contre le doryphore. En effet, une mac&#233;ration d'&#233;corce am&#232;re du ca&#239;lc&#233;drat, un arbre qui pousse dans le d&#233;sert &#233;tait pulv&#233;ris&#233;e sur les cultures qu'elle prot&#233;geait efficacement contre le parasite.&lt;br/&gt;
La petite communaut&#233; malgache &quot;Tefy Sa&#239;na&quot; de Fiannaratsoa &#224; 200 km de Tananarive, anim&#233;e par des p&#232;res j&#233;suites agronomes depuis 40 ans dont le p&#232;re de Laulani&#233; et le fr&#232;re Hubert, a multipli&#233; par 10 les r&#233;coltes de riz, sans aucune motorisation, ni engrais, ni pesticides et encore moins d'OGM.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Leur secret tient en 4 grands principes :&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.naturalwriters.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; une vari&#233;t&#233; ancienne de riz rustique adapt&#233;e aux conditions locales ;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.naturalwriters.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; la rotation des cultures (jamais 2 ann&#233;es de suite la m&#234;me culture sur la m&#234;me parcelle, seulement apr&#232;s quelques ann&#233;es) ; &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.naturalwriters.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; une fertilisation organique, &#224; base de d&#233;bris v&#233;g&#233;taux et de fumier compost&#233; comme engrais id&#233;al et surtout...
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.naturalwriters.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; une d&#233;couverte &#233;tonnante dans la gestion de l'eau, puisqu'ils ass&#232;chent la rizi&#232;re au stade du tallage du riz, et dans cette circonstance, &lt;strong&gt;un grain fait cent &#233;pis...&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Depuis 10 ans cette pratique &quot;ignor&#233;e&quot; par les grandes institutions internationales est en train de se diffuser par le &quot;bouche-&#224;-oreille&quot; en Chine, au Bengladesh, en Tha&#239;lande, au Chili...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On pourrait multiplier les exemples d'agriculture intelligente, int&#233;gr&#233;e et porteuse d'un vrai progr&#232;s pour l'humanit&#233;, pour l'alimentation et le bien-&#234;tre des populations. Le cas de &lt;strong&gt;Takao Furuno&lt;/strong&gt; au Japon est jubilatoire. Ce paysan japonais cultive 2 hectares dans le village de Teisen o&#249; s'est rendue Mae-Wan Ho, directrice de &quot;Institute of Science in Society&quot; pour enqu&#234;ter sur ce que l'on nomme d&#233;j&#224; la &quot;ferme-miracle&quot;. Son histoire m&#233;rite d'&#234;tre cont&#233;e.&lt;br/&gt;
Ayant remarqu&#233; dans des gravures anciennes des &#233;levages de canards associ&#233;s &#224; la culture du riz, il s'en &#233;tonne car il croit, selon les pr&#233;jug&#233;s, que ceux-ci peuvent d&#233;grader la plante et compromettre les r&#233;coltes. Apr&#232;s bien des h&#233;sitations, il d&#233;cide de tenter l'exp&#233;rience et contrairement &#224; ce qu'il craignait il d&#233;couvre que les canards ne touchent pas aux plantules de riz, trop siliceuses, mais s'&#233;battent dans la rizi&#232;re entre les rang&#233;es en mangeant les insectes, les parasites, les escargots qui attaquent les plants de riz. Ils mangent aussi les mauvaises herbes en grattant avec leurs pattes pour les d&#233;terrer, ce qui contribue &#224; oxyg&#233;ner l'eau et &#224; augmenter la croissance du riz. Cette heureuse collaboration lui permet d'&#233;conomiser 240 heures de d&#233;sherbage manuel par hectare.&lt;br/&gt;
[...] Le r&#233;sultat est impressionnant, &lt;strong&gt;la petite ferme produit 7 tonnes de riz, 300 canards, 4000 canetons et suffisamment de l&#233;gumes et de poissons pour nourrir 100 personnes toute l'ann&#233;e...&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;
A ce rythme, les &#233;conomistes ont calcul&#233; que 2% de la population suffisent pour nourrir la nation tout enti&#232;re ! Le Japon pourrait tr&#232;s bien devenir auto-suffisant.
[...]&lt;br/&gt;
Dans le rapport fauss&#233; de la comparaison entre agriculture intensive, consid&#233;r&#233;e comme performante alors qu'elle ne tient qu'&#224; coup de subventions, et agriculture biologique consid&#233;r&#233;e comme archa&#239;que parce qu'elle g&#232;re &quot;&#233;conomiquement&quot; le patrimoine, il y a les co&#251;ts cach&#233;s et les d&#233;gradations de l'environnement. Si nous devions faire une comparaison honn&#234;te entre ces deux agricultures, on serait stup&#233;fait des avantages de l'agriculture biologique sur le plan &#233;conomique.&lt;br/&gt;
Dans un livre publi&#233; par le COMITE 21, on apprend que :
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.naturalwriters.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 1 kg de pomme de terre en agriculture intensive est vendu en moyenne 0,65&#8364; ;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.naturalwriters.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; alors que le m&#234;me en agriculture biologique est vendu en moyenne 1,30&#8364; ;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.naturalwriters.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; si nous devions calculer les co&#251;ts r&#233;els, le kilo en agriculture intensive serait &#224; &lt;strong&gt;4,00&#8364;&lt;/strong&gt; ;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.naturalwriters.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; alors que le m&#234;me en agriculture biologique serait toujours &#224; 1,30&#8364;.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Extrait de &lt;i&gt;Terres d'avenir pour un mode de vie durable&lt;/i&gt; de P. Desbrosses, E. Bailly et T. Nghiem, pr&#233;face d'E. Morin, Ed. Alph&#233;e, 2007.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>V. K. Desai, un entrepreneur inspir&#233;</title>
		<link>http://www.naturalwriters.org/V-K-Desai-un-entrepreneur-inspire</link>
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		<dc:creator>Eva Wissenz</dc:creator>



		<description>Que se passe-t-il quand un entrepreneur puise son mod&#232;le &#233;conomique dans les enseignements de Gandhi ? Cela donne une entreprise comme Tinytech (litt&#233;ralement &quot;minitech&quot;) dirig&#233;e depuis 1982 par V.K. Desai sur les principes de d&#233;centralisation et de retour &#224; la simplicit&#233;. Direction l'&#233;tat du Gujarat, au nord ouest de l'Inde. Bord&#233; par la mer d'Arabie nous sommes bien loin des langueurs tropicales du Sud et ses hordes de touristes. Gros producteur de lait, le Gujarat reste un &#233;tat encore fortement (...)

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&lt;a href="http://www.naturalwriters.org/-Ecologie-" rel="directory"&gt;Ecologie &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Que se passe-t-il quand un entrepreneur puise son mod&#232;le &#233;conomique dans les enseignements de Gandhi ? Cela donne une entreprise comme Tinytech (litt&#233;ralement &quot;minitech&quot;) dirig&#233;e depuis 1982 par V.K. Desai sur les principes de d&#233;centralisation et de retour &#224; la simplicit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Direction l'&#233;tat du Gujarat, au nord ouest de l'Inde. Bord&#233; par la mer d'Arabie nous sommes bien loin des langueurs tropicales du Sud et ses hordes de touristes. Gros producteur de lait, le Gujarat reste un &#233;tat encore fortement rural. Globalement prosp&#232;re, il n'est pourtant pas &#233;pargn&#233; par la mis&#232;re. La petite industrie y est partout pr&#233;sente comme dans la ville de Rajkot.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel est votre parcours Mr Desai ?&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;
Mon p&#232;re &#233;tait fermier ici, dans le Gujarat. J'ai une soeur, plus &#226;g&#233;e que moi de 10 ans, nos 8 autres fr&#232;res et soeurs sont morts petits, de mis&#232;re. Au lyc&#233;e, j'ai &#233;t&#233; fortement impressionn&#233; par les ouvrages du Mahatma Gandhi. J'ai rapidement compris qu'au nom d'un soi-disant d&#233;veloppement, l'industrie &#233;tait en train de ruiner la plan&#232;te. Apr&#232;s mon dipl&#244;me d'ing&#233;nieur, c'est devenu de plus en plus &#233;vident et je le supportais de moins en moins. Par exemple, quand on a construit la nouvelle capitale du Gujarat, Gandhinagar, j'ai bien vu que le gouvernement indien demandait de lourds imp&#244;ts aux gens mais que ces imp&#244;ts ne servaient qu'&#224; construire de beaux logements pour les fonctionnaires, jamais pour les pauvres.&lt;br/&gt;
Bien s&#251;r, quand on veut changer les choses, c'est toujours un peu ambitieux et il faut bien commencer quelque part. Alors par quoi commencer ? D'abord, r&#233;duire la pauvret&#233;, donner de la force, des outils d'autonomie. En 1982, apr&#232;s 14 ans de combat int&#233;rieur (j'avais une famille de 4 enfants &#224; nourrir), j'ai d&#233;cid&#233; de d&#233;missionner pour d&#233;marrer Tinytech. A cette &#233;poque, j'avais 40 ans, j'en ai aujourd'hui 67... Les deux premi&#232;res ann&#233;es ont &#233;t&#233; tr&#232;s difficiles car nous n'avions qu'un tout petit espace, mes &#233;conomies ont fondu dans la petite unit&#233; de cimenterie que je proposais &#224; la vente car personne ne m'a pass&#233; commande. Au bout d'un an, j'ai mis au point le moulin &#224; huile qui permet &#224; chacun d'extraire sa propre huile et l&#224; les commandes ont commenc&#233; &#224; arriver.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_277 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.naturalwriters.org/IMG/jpg/MrVKDesai.jpg' width='500' height='667' alt=&quot;&quot; style='height:667px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'est-ce que Tinytech ?&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;
Je crois dans l'industrie et l'&#233;conomie &#224; petite &#233;chelle. Ici, nos usines s'occupent de l'assemblage de pi&#232;ces fabriqu&#233;es dans une vingtaine de petites usines ailleurs en ville. J'ach&#232;te la mati&#232;re brute, les ouvriers produisent les pi&#232;ces et Tinytech les assemble. Pour ces usines, l'avantage est qu'elles n'ont pas de budget marketing puisqu'elles ne vendent pas directement. Pour moi, l'avantage est que je n'ai pas besoin de grands espaces ni d'investir dans plein de machines. De cette fa&#231;on, investissements (et probl&#232;mes) sont partag&#233;s. Nous exportons nos machines dans 85 pays et nous tenons &#224; rester petits - je serai ravi si d'autres s'inspirent de ma d&#233;marche pour produire les m&#234;mes machines. D'ailleurs elles ne sont pas brevet&#233;es et j'encourage les copies !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi vous avez baptis&#233; vos usines &#8220;temples de yoga&#8221; ?&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;
Chaque fois que je fais quelque chose, je me demande si cela va augmenter la richesse des pauvres et diminuer celle des riches... Mes usines s'appellent effectivement &#8220;Prayog Mandir&#8221; (Temple de yoga avanc&#233;) et &#8220;Udyog Mandir&#8221; (Temple de yoga tr&#232;s avanc&#233;). Quand vous pratiquez le yoga, &#231;a vous fait du bien. Mais le niveau suivant c'est quand vous prenez conscience que toutes les activit&#233;s devraient &#234;tre faites pour le bien-&#234;tre de la soci&#233;t&#233; enti&#232;re. Dans nos usines, nos activit&#233;s permettent &#224; des gens fragilis&#233;s par l'&#233;norme machine &#233;conomique d'&#234;tre plus autonomes, de prosp&#233;rer, c'est le yoga de l'action !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_276 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.naturalwriters.org/IMG/jpg/DesaijiSolarCooker.jpg' width='500' height='375' alt=&quot;&quot; style='height:375px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle est votre exp&#233;rience avec le solaire ?&lt;/strong&gt; &lt;br/&gt;
J'ai commenc&#233; &#224; m'y int&#233;resser il y a dix ans car une r&#233;volution solaire serait la plus grande r&#233;volution &#233;nerg&#233;tique jamais connue. L'&#233;nergie solaire ne peut pas &#234;tre centralis&#233;e, elle est gratuite, aucun monopole n'est possible ! A l'&#233;poque, je ne m'y connaissais pas trop alors j'ai contact&#233; W. Scheffler qui est venu ici. Son r&#233;flecteur est formidable, puissant et tr&#232;s utile pour des communaut&#233;s mais reste assez complexe. J'ai donc mis au point un petit cuiseur solaire collectif tr&#232;s simple. Nous en avons vendu 300 ici et nous l'exportons dans 25 autres pays. Mais pendant toutes ces ann&#233;es, j'esp&#233;rais que quelqu'un allait trouver le moyen de produire de l'&#233;nergie solaire de mani&#232;re simple et &#233;conomique... Nous sommes en train d'y arriver avec Eerik Wissenz et son Projet du Feu Solaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;A votre avis, o&#249; en sont l'Orient et l'Occident ?&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;
Je pense que l'Europe est victime du gigantisme. En Europe, et peut-&#234;tre aussi en Am&#233;rique du Nord, beaucoup de gens comprennent que &#231;a coince et tentent d'aller vers autre chose mais c'est tr&#232;s difficile. L'Inde est int&#233;ressante pour les Europ&#233;ens car le pays est tr&#232;s d&#233;centralis&#233; tout existe et encore &#224; petite &#233;chelle. Par exemple, &#224; Rajkot, ville de 1,43 millions d'habitants, le lait frais est livr&#233; chaque matin de la campagne voisine... L'Inde poss&#232;de une clef mais h&#233;las, notre gouvernement est esclave du mod&#232;le de gigantisme car nos &#233;lites sont &#233;duqu&#233;es en Occident ! Je pense que l'Orient peut cr&#233;er son propre d&#233;veloppement, nous devons y croire et am&#233;liorer dans notre culture tout ce qui peut l'&#234;tre, comme la position des femmes par exemple. Ce que nous devons apprendre de vous nous devons l'int&#233;grer dans nos propres termes et ce que l'Occident doit apprendre de nous c'est la le&#231;on de sagesse contenue dans la pens&#233;e de Mahatma Gandhi et retrouver la beaut&#233; de la simplicit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Eva Cantavenera&lt;br/&gt;
(hiver 2009)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Site Tinytech : &lt;a href='http://www.tinytechindia.com/' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;http://www.tinytechindia.com/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Tout est danse</title>
		<link>http://www.naturalwriters.org/Tout-est-danse</link>
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		<dc:date>2010-08-07T09:33:17Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Eva Wissenz</dc:creator>



		<description>Une lettre &#224; Pierre Lartigue - in memoriam &#214;rebro, Su&#232;de - 2010 Bien cher Pierre, Je suis s&#251;re que cet &#233;pisode en Inde du Nord t'aurait sinc&#232;rement int&#233;ress&#233; tout en essayant d'imaginer ce que tu aurais bien pu penser de tout cela. Je crois en l'existence de l'&#226;me, me demande si quelque chose se conserve pour elle de la m&#233;moire du monde qu'elle fr&#233;quenta, si l'&#233;vocation solitaire que je fais de ton souvenir, dans une petite maison su&#233;doise toute jaune et bord&#233;e de bouleaux, trouvera en toi, quelque part, (...)

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&lt;a href="http://www.naturalwriters.org/-Voyages-" rel="directory"&gt;Voyages - Esprit des lieux&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_275 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.naturalwriters.org/IMG/jpg/INDIA_MYSORE_dyptique_vert_Mars_09.jpg' width='500' height='251' alt=&quot;&quot; style='height:251px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une lettre &#224; Pierre Lartigue - in memoriam&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#214;rebro, Su&#232;de - 2010&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bien cher Pierre,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je suis s&#251;re que cet &#233;pisode en Inde du Nord t'aurait sinc&#232;rement int&#233;ress&#233; tout en essayant d'imaginer ce que tu aurais bien pu penser de tout cela. Je crois en l'existence de l'&#226;me, me demande si quelque chose se conserve pour elle de la m&#233;moire du monde qu'elle fr&#233;quenta, si l'&#233;vocation solitaire que je fais de ton souvenir, dans une petite maison su&#233;doise toute jaune et bord&#233;e de bouleaux, trouvera en toi, quelque part, l&#224; o&#249; tu es, un &#233;cho. C'est que, vois-tu, je crois aux danseuses en tutus de fant&#244;me et aux petites mari&#233;es qui en imit&#232;rent l'&#233;vanescence dans leurs blancs costumes de dentelles...&lt;br/&gt;
Nous avions un jour &#224; Blangy une discussion sur l'emp&#234;chement, la g&#234;ne qui barre le mouvement de tant de danseuses, ce d&#233;saccord si visible, par exemple, entre un exc&#232;s de discours et un geste vraiment libre comme dans ce sinistre ballet d'Ea Sola o&#249; nous &#233;tions tomb&#233;s d'accord pour dire que la danse contemporaine est souvent plus douleur que plaisir, comm&#233;moration ou citation plus que c&#233;l&#233;bration... Il y a des ann&#233;es, j'ai r&#234;v&#233; de partir en Inde pour avancer dans l'&#233;tude et la pratique du &lt;i&gt;bharata natyam&lt;/i&gt;. Les choses de la vie sont souvent myst&#233;rieuses, des trajectoires sont emp&#234;ch&#233;es et les chemins se d&#233;tournent longtemps avant que de revenir nous chercher.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi, les choses des d&#233;parts se d&#233;cident-elles toujours un peu pr&#233;cipitamment et, quelques bijoux vendus plus tard, l'avion tra&#231;a l'hiver dernier sa diagonale au-dessus d'un oc&#233;an humain de peaux rouges entass&#233;es dans le bidonville qui s'appuie contre l'a&#233;roport de Bombay, avant de repartir plus au nord pour l'&#233;tat du Gujarat, &#224; Rajkot. Pendant quelques semaines, &#8211; et je ne sais m&#234;me plus combien tant les jours &#233;taient m&#233;tronomiquement monotones &#8211;, sur le toit d'une des innombrables usines qui produisent des milliers de pi&#232;ces d&#233;tach&#233;es pour voitures europ&#233;ennes, vis apr&#232;s vis, miroir apr&#232;s miroir, parabole apr&#232;s parabole, j'ai accompagn&#233; la cr&#233;ation d'un concentrateur solaire assez puissant pour g&#233;n&#233;rer de la vapeur et faire, &#244; miracle, tourner une petite turbine. Techniquement ce n'&#233;tait pas rien, tu peux me croire. &lt;br/&gt;
Humainement non plus. J'&#233;tais probablement la seule femme, et blanche de surcro&#238;t, &#224; travailler dans une usine. La chaleur, l'odeur, la crasse, le patriarcat, la main de fer du syst&#232;me des castes, la mis&#232;re surtout &#8211; le bidonville local travers&#233; chaque jour, quatre fois par jour, dans la voiture climatis&#233;e de notre h&#244;te ou dans l'auto-ricksaw enfum&#233; ouvert &#224; tous les vents, une mis&#232;re si &#233;norme que rien en moi ne parvenait &#224; la contourner, &#224; l'oublier, voil&#224;.&lt;br/&gt;
J'ai r&#234;v&#233;, il y a longtemps, d'aller en Inde &#8211; nous en avions parl&#233;. C'&#233;tait l'&#233;poque o&#249; j'&#233;tudiais le &lt;i&gt;bharata natyam&lt;/i&gt; &#224; Paris, dans la salle toute sombre et d'un calme inesp&#233;r&#233;, pas loin du Canal, chez Malavika &#8211; professeure rencontr&#233;e en suivant l'&#233;blouissement de Malavika Sarukkai dont un unique solo suffit un jour &#224; me faire prendre le chemin de cette danse. Non seulement j'ai r&#234;v&#233; d'aller en Inde mais j'ai mis ce r&#234;ve &#224; l'&#233;preuve des faits or... j'&#233;tais d&#233;j&#224; trop &#226;g&#233;e pour me vouer seulement &#224; la danse et c'est ainsi, qu'entre la danse et l'&#233;criture, ce fut l'&#233;criture qui l'emporta et je consacrai mes forces &#224; m'abstraire, le temps de me poser, d'&#233;crire, de m'&#233;lancer aussi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toute existence ob&#233;it &#224; des cycles &#8211; qu'ils soient naturels ou marqu&#233;s par de grands &#233;v&#233;nements, ou bien que, plus subtils, ils tissent en chacun la trame d'un chemin fait de tout un kal&#233;idoscope plus ou moins visible de rappels, de souvenirs, d'avanc&#233;es, d'espoirs, d'&#233;chos... Cette circularit&#233; absolue de la vie &#224; laquelle je me suis rendue depuis longtemps seule la musique indienne en t&#233;moigne de mani&#232;re directe. C'est un &lt;i&gt;r&#257;ga&lt;/i&gt; du matin inscrit dans une aube o&#249; point la fl&#251;te &lt;i&gt;bansouri&lt;/i&gt; dont le souffle est comme la voix du monde, un &lt;i&gt;alap&lt;/i&gt; long et lent, infini comme une pri&#232;re &#8211; ce qu'il faut de temps pour &#233;clore ! On a tort de tant v&#233;n&#233;rer la jeunesse, la vitesse, l'imm&#233;diat, on a tort de ne plus savoir go&#251;ter la lenteur. En Inde, tout va tr&#232;s vite &#8211; peut-&#234;tre parce que c'est une question de survie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On l'aurait dit sec comme un coup de trique : la peau sur les os, la tignasse sombre, des yeux en boutons de bottines, une force s&#232;che, un poids plume qui le d&#233;signait naturellement aux missions en hauteur. Ainsi, quand il fallut r&#233;parer notre machine un jour ce fut lui qui escalada l'engin et se retrouva perch&#233;, une demi-fesse sur un c&#226;ble, une pointe de doigt de pieds sur un coin d'escabeau branlant, &#224; pic au-dessus d'une centaine de miroirs ac&#233;r&#233;s. Bien s&#251;r, je tremblai tandis que personne ne notait la prouesse car la vie d'un homme, ici, semble avoir si peu d'importance. Quant &#224; lui, il chantait.&lt;br/&gt;
La paradoxale vie de l'&#226;me dans le corps est pour chacun une exp&#233;rience autant qu'une pratique. Il nous faut vivre avec quand, en nous, confus&#233;ment s'agite, soupire, avance ou recule cette chose de l'&#226;me qui n'est pas nous, qui ne peut se r&#233;duire &#224; rien mais en est r&#233;duite en permanence &#224; s'exprimer par l'interm&#233;diaire de cette conjugaison de limites qu'est un corps. Je soutiens que qui danse veut sortir de ce paradoxe, &#233;chapper &#224; la gravit&#233;. Vaille que vaille. Juste pour un moment. &lt;br/&gt;
Tu disais dans L'Inde au pied nu &#224; propos du &lt;i&gt;bharata natyam&lt;/i&gt; que &#171; Le syst&#232;me d'expression repose sur des signes et fonctionne comme une langue capable de sugg&#233;rer le monde, un paysage mental.(1) &#187; La danseuse frappe le sol, son de clochettes, d&#233;places ses mains en gestes expressifs, rapides, les &lt;i&gt;adavus&lt;/i&gt;, et pare son visage de mille masques o&#249; passent furtivement toutes les &#233;motions de l'univers, cet art sp&#233;cifique dit de l'&lt;i&gt;abhinaya&lt;/i&gt;. Elle danse un r&#233;cit sur une sc&#232;ne qui est une page blanche et raconte une histoire qui ne s'adresse pas &#224; l'esprit mais aux sens. C'est soudain un paysage int&#233;rieur rendu visible, inscrivant dans le corps, ce corps o&#249; la plupart d'entre nous n'habitent pas, toutes les nuances de la pens&#233;e. &#171; Le paysage, en r&#233;alit&#233;, ne fait que changer puisqu'il est constitu&#233; pour une large partie d'&#234;tres vivants, qui ne sont l&#224; que temporairement, qui transforment le paysage. Toute la vie est une dynamique, elle invente constamment. &#187;(2) Ainsi, l'acrobate ouvrier escaladait-il les filins en fredonnant, transformant une machine solaire en &#233;chafaudage de lumi&#232;re. Les mots chantent, les mots sont li&#233;s &#224; la musique, pieds et poings li&#233;s. Dans ma m&#233;moire, une main s'ouvre en &lt;i&gt;alapadma&lt;/i&gt;, un geste qui veut dire soleil.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une discussion est en cours pour savoir si les femmes doivent ou non continuer &#224; porter le sari, c'est-&#224;-dire continuer &#224; s'enrouler chaque jour dans sept m&#232;tres de tissu color&#233; ou pr&#233;f&#233;rer d'amples pantalons, des tuniques longues plus commodes sur les mobylettes et les v&#233;los. Dans les villes d'Europe o&#249; j'ai v&#233;cu, j'ai trouv&#233; les femmes tristes, si souvent toutes de noir v&#234;tues, silhouettes grises &#8211; habill&#233;es et si d&#233;shabit&#233;es &#8211; crois&#233;es &#224; longueur de rue et, parfois, une, toute en couleurs, qui surgit, souvent venue d'ailleurs.&lt;br/&gt;
Le bras de la danseuse retombe, fr&#244;lant presque la courbe de la hanche &#224; la lisi&#232;re de laquelle le poignet, puis la main, s'abandonnent, c'est le dola, la posture f&#233;minine par excellence de cette danse. L'&#233;rotisme, la chaleur sont sugg&#233;r&#233;s par un espace de quelques centim&#232;tres compris entre la hanche et la courbe du poignet, sur la fin l'avant-bras, une courbe r&#233;pondant &#224; l'autre, plus ample, de la hanche, pas plus. Dans le &lt;i&gt;raqs&lt;/i&gt; &#233;gyptien, le bassin ondule, les bras se font torsades. Les femmes d'Afrique du Nord dansaient toutes couvertes et, avant de leur d&#233;nuder le ventre, il fallait ces vibrations de hanches, d'&#233;paules, de dos pour que l'onde circule. Durant la danse de la jument o&#249; la femme se fait b&#234;te, elle porte un pot de terre sur la t&#234;te et, le tenant, contre le pot son bras forme un dola. Dans la musique carnatique du sud de l'Inde, ce bassin, cette hanche de terre, ce pot devient &lt;i&gt;ghattam&lt;/i&gt;, que l'on frappe pour rendre un son tr&#232;s chaud et tr&#232;s clair &#224; la fois.&lt;br/&gt;
Des femmes en sari marchent devant moi, jeunes, vieilles, souriantes, &#233;dent&#233;es, maigres, grasses, petites, sveltes, larges, grandes, toujours la taille d&#233;couverte, et le costume les rend toutes belles. Elles marchent, elles dansent, elles sont dans&#233;es. Je songe &#224; la rondeur de la danse odissi de Madhavi Mugdal, ce soir o&#249; je compris une fois pour toutes que tout part toujours de la marche &#8211; &#233;couter le rythme avec les pieds, ouvrir sa danse aux quatre vents et comme chez Pina Bausch, lancer nos cheveux en cascade au-dessus de nos peurs.&lt;br/&gt;
En Inde, la femme est sacr&#233;e. La vache aussi. &lt;br/&gt;
La premi&#232;re met au monde les hommes mais leur reste inf&#233;rieure. &lt;br/&gt;
La seconde les nourrit mais est nourrie d'immondices.&lt;br/&gt;
Le sens du sacr&#233;, ici aussi, appartient-il au pass&#233; ?&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est la nuit noire, humide, d'apr&#232;s la mousson. Depuis trois jours d&#233;j&#224; se succ&#232;dent en permanence des rafales de p&#233;tards, des fus&#233;es qui s'&#233;l&#232;vent et explosent quasiment dans les chambres. Le sommeil nous manque. Un brahame quelque part anime la s&#233;ance du soir et chante, sans jamais couvrir le vacarme. Je r&#234;ve de silence. Il faut toujours aller au concert seul pour pouvoir faire en soi le silence apr&#232;s et conserver encore la voix. Nous avons tous plusieurs voix, notre voix parl&#233;e, notre voix chant&#233;e, notre voix silencieuse d'&#233;criture, et celle mu&#233;e que les hommes n'ont plus. Po&#232;tes, chanteurs et musiciens sculptent dans le silence comme les danseurs dans l'espace. Il y a un espace autour de la danseuse indienne, cet espace qu'elle traverse fait la danse. Tout part toujours d'une confrontation avec le vide et dans ce pays surpeupl&#233;, le silence et l'espace manquent. J'aimerais descendre et danser dans ce temple improvis&#233; au pied de l'immeuble, danser, avec une l&#233;g&#232;re distance avec moi-m&#234;me qui ferait croire que je ne suis d&#233;j&#224; plus de ce monde, comme je l'ai vu parfois, danser avec joie, danser cette joie... mais je suis une femme, et blanche, ici je ne peux pas. &lt;br/&gt;
Je te rejoins l&#224;, dans &lt;i&gt;L&#233;ger l&#233;g&#232;re&lt;/i&gt;, cher Pierre, o&#249; tu &#233;crivais que &#171; Pourtant l'enfance n'est pas morte. Je veux parler de l'aptitude &#224; s'enchanter des bruits, des couleurs, du silence et de la beaut&#233; des choses. Je veux parler du ravissement &#224; se trouver devant la lumi&#232;re changeante et les mouvements de la mer, avec une sensation raviv&#233;e par tout ce que l'on a pu voir, lire, aimer au cours du temps. Car le regard s'est fait plus tranquille et plus p&#233;n&#233;trant. L'espace appara&#238;t plus vaste encore qu'hier, et tout est transparence, fragilit&#233;. Mais pour acc&#233;der &#224; cette joie l&#233;g&#232;re, il a fallu renoncer un jour &#224; l'enfance. Il a fallu op&#233;rer un tout de passe-passe et projeter au-devant de nous le pouvoir de lier le r&#233;el et le r&#234;ve dans l'imm&#233;diat enchantement de voir.(3) &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle m'a regard&#233;e longtemps cette vache rousse du fond de ses grands yeux cern&#233;s de noir. Elle se tenait, muette, dans la cage de son corps o&#249; elle n'&#233;tait pas seule. Un petit lentement s'&#233;coulait d'elle au milieu d'une rue de puanteur. Un petit fant&#244;me qui de cet enfer ne saura jamais rien. Un jour j'ai vu sept fant&#244;mes, sept hommes ras&#233;s au corps totalement enduits de blanc, portant des tuniques pr&#233;cises, entre le &lt;i&gt;hakama&lt;/i&gt; des Japonais et la camisole des ali&#233;n&#233;s. Ils dansaient &lt;i&gt;utsuri&lt;/i&gt; &#8211; et selon la fa&#231;on dont &lt;i&gt;utsuri&lt;/i&gt; est &#233;crit le mot signifie &#171; d&#233;placement, &#233;volution, r&#233;flexion, projection, pr&#233;sence, m&#233;tamorphose. &#187;&lt;br/&gt;
Leur danse &lt;i&gt;but&#244;&lt;/i&gt; est une danse dans laquelle on ne s'identifie pas. Personne ne danse, personne ne se reconna&#238;t, il n'y a rien d'autre &#224; dire qu'&#234;tre. A la fin, Ushio Amagatsu danse un arbre, avec son &#233;trange jupe, son d&#233;hanchement, ses mains comme des branches, cette d&#233;multiplication de dola, il se d&#233;mat&#233;rialise sous nos yeux, il quitte l&#224; son humanit&#233;, se d&#233;sincarnant lentement, au rythme de la nature.&lt;br/&gt;
&#171; J'&#233;coute vivre dans la nuit la grande chose qui n'a pas de nom &#187;(4).
Je pense &#224; toi souvent Pierre, j'esp&#232;re que l&#224; o&#249; tu es tu y es bien, paisible, et je te revois masser une daurade au sel, pr&#233;parer tes merveilleux nuages immacul&#233;s de caill&#233;, tu sourirais &#224; Mariel, tu dirais quelque chose de spirituel &#224; un ami venu de loin et, l'oeil malicieux, tu fredonnerais peut-&#234;tre...&lt;br/&gt;
&lt;i&gt;L'avez-vous vu passer oyez, oyez&lt;/i&gt;&lt;br/&gt;
&lt;i&gt;Le fameux temps pass&#233;, oyez, oyez&lt;/i&gt;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'&#233;tait ma posture pr&#233;f&#233;r&#233;e, je la travaille encore : Shiva se tient l&#224;, de sa main droite il apaise, son pied droit &#233;crase l'ignorance, &#224; l'autre bout de lui sa main gauche d&#233;signe son pied gauche, ce pied nu, lev&#233;, indiquant que l'on peut le suivre sans crainte, tandis qu'une autre de ses mains droites tient le premier son, une autre de ses mains gauches forme une t&#234;te de biche symbolisant l'esprit inquiet qui se stabilise avec lui, une autre main est un soleil, une autre une lune... ainsi sa danse divine cr&#233;&#233;e l'univers et son cycle de saisons et si le dieu s'arr&#234;te de danser le monde alors redevient une illusion.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Eva Wissenz&lt;br/&gt;
&lt;i&gt;Photographie d'Ang&#233;lique Boudet&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(1) Pierre Lartigue, &lt;i&gt;L'Inde au pied nu,&lt;/i&gt; La Biblioth&#232;que, 2000, p. 75.&lt;br/&gt;
(2) Gilles Cl&#233;ment, &lt;i&gt;Toujours la vie invente&lt;/i&gt;, L'Aube, 2008, p. 31.&lt;br/&gt;
(3) Pierre Lartigue,&lt;i&gt; L&#233;ger l&#233;g&#232;re&lt;/i&gt;, La Biblioth&#232;que, 2003, p. 199.&lt;br/&gt;
(4) Saint John Perse, &lt;i&gt;Amers&lt;/i&gt;, Gallimard, 1957, p. 96.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Princesse K'gari</title>
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		<description>Il est 18 heure, la nuit est tomb&#233;e. En ce 10 juin, je campe au bord du lac McKenzie, sur l'&#238;le Fraser, la plus grande &#238;le de sable du monde. Cette &#238;le est situ&#233;e &#224; quelques kilom&#232;tres de la c&#244;te orientale de l'Australie, 400 km au nord de Brisbane, la capitale de l'&#233;tat du Queensland. Pour rejoindre l'endroit o&#249; j'avais pr&#233;vu de camper, j'ai parcouru 11km &#224; pied depuis la c&#244;te ouest de l'&#238;le. La barge qui, 3 fois par jour, fait l'aller et retour entre le continent et Fraser, m'y avait d&#233;pos&#233; quelques (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est 18 heure, la nuit est tomb&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En ce 10 juin, je campe au bord du lac McKenzie, sur l'&#238;le Fraser, la plus grande &#238;le de sable du monde.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette &#238;le est situ&#233;e &#224; quelques kilom&#232;tres de la c&#244;te orientale de l'Australie, 400 km au nord de Brisbane, la capitale de l'&#233;tat du Queensland.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour rejoindre l'endroit o&#249; j'avais pr&#233;vu de camper, j'ai parcouru 11km &#224; pied depuis la c&#244;te ouest de l'&#238;le. La barge qui, 3 fois par jour, fait l'aller et retour entre le continent et Fraser, m'y avait d&#233;pos&#233; quelques heures auparavant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce soir l&#224; au bord du lac, il faisait frais ; 13&#176;c.
L'hiver a commenc&#233; dans l'h&#233;misph&#232;re sud. En cette saison dans le Queensland, les temp&#233;ratures les plus basses s'&#233;chelonnent de 8 &#224; 10&#176;c la nuit, et de 20 &#224; 23&#176;c le jour. Pas de pluie, l'hiver &#233;tant traditionnellement sec dans les r&#233;gions tropicales et sub-tropicales du continent austral.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_252 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.naturalwriters.org/IMG/jpg/Tente_lake_MacKenzie.jpg' width='500' height='375' alt=&quot;&quot; style='height:375px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;
Quelques instants avant que la nuit ne tombe, le silence autour du lac est presque total, bri&#232;vement interrompu par quelques oiseaux. Leurs cris, loin de g&#226;cher ce silence, ne font que l'accentuer&#8230; la pl&#233;nitude.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_253 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.naturalwriters.org/local/cache-vignettes/L215xH423/fraser_island_map_sm-f07bc.jpg' width='215' height='423' alt='JPEG - 46.9 ko' style='height:423px;width:215px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='crayon document-descriptif-253 spip_doc_descriptif' style='width:215px;'&gt;L'&#238;le Fraser ; 123 km de long, entre 14 et 22 km de large.
Selon les mar&#233;es, une superficie de162000 &#224; 184000 hectares.
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;L'&#238;le Fraser n'&#233;tant compos&#233;e que de sable, on peut se poser la question de savoir d'o&#249; ce mat&#233;riau peut provenir en une si grande quantit&#233;.
Tout a commenc&#233;, il y a environ 400 millions d'ann&#233;es et 600 km plus au sud.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L&#224;, les montagnes des Nouvelles-Galles du Sud, &#233;rod&#233;es par l'action du vent et des eaux de ruissellement (pluies, cours d'eau) ont fourni la roche qui allait donner naissance &#224; l'&#238;le Fraser. Cette roche a ensuite &#233;t&#233; transport&#233;e par les rivi&#232;res vers l'oc&#233;an. Ce sable form&#233; par le temps, a ensuite &#233;t&#233; emport&#233; plus au nord par les courants marins et le vent, et il a finalement &#233;t&#233; d&#233;pos&#233; entre Brisbane et l'&#238;le Fraser.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le sable qui compose les &#238;les de Bribie et de Moreton et qui recouvre le Great Sandy National Park provient de ce m&#234;me processus d'&#233;rosion.
Une quarantaine de sables diff&#233;rents compose le sol de l'&#238;le Fraser. Parmi ceux-ci le sable oc&#233;anique, de couleur blonde, contenant de nombreux sels min&#233;raux, le sable &#171; caf&#233; &#187;, m&#233;lang&#233; &#224; de l'humus compress&#233; ou le sable blanc, compos&#233; de silice pratiquement pure.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Lacs &#171; perch&#233;s &#187;, lacs fen&#234;tres &#187;, lacs &#171; barrages &#187; (1)&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Situ&#233; &#224; 100 m d'altitude, le lac Mackenzie couvre une superficie de 150 hectares. Il a &#233;t&#233; form&#233; par le vent qui, en creusant une d&#233;pression dans le sable, a permis aux feuilles, &#233;corces, branchages, provenant des arbres alentours, de s'y accumuler. Cet humus a form&#233; un tapis assez &#233;pais et imperm&#233;able pour retenir les eaux de pluie et cr&#233;er ainsi, avec le temps, un lac d'eau douce d'un peu plus de 5 m de profondeur. Une eau tr&#232;s pure comme vous pouvez l'imaginer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_254 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.naturalwriters.org/IMG/jpg/Lake_Mackenzie_41.jpg' width='500' height='332' alt=&quot;Lac McKenzie, sable blanc, eau limpide&#8230;&quot; title=&quot;Lac McKenzie, sable blanc, eau limpide&#8230;&quot; style='height:332px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;
Lac McKenzie, sable blanc, eau limpide&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;40 lacs pars&#232;ment l'&#238;le Fraser. Ces 40 &#233;tendues d'eau comptent pour la moiti&#233; des lacs dunaires de la plan&#232;te ; certains sont d&#233;finis comme &#171; perch&#233;s &#187;, signifiant qu'ils ne sont pas reli&#233;s &#224; des r&#233;serves d'eau souterraines. Le lac MacKenzie est un lac perch&#233;. D'autres plus classiques, les lacs &#171; fen&#234;tres &#187;, laissent appara&#238;tre les eaux du sous-sol &#224; leur surface. Enfin un troisi&#232;me type de lacs pr&#233;sents sur l'&#238;le sont les lacs &#171; barrages. &#187; Dans ce cas, le vent en amoncelant du sable contre le courant d'un ruisseau cr&#233;e un lac.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Car il y a aussi des ruisseaux sur l'&#238;le Fraser. Le plus c&#233;l&#232;bre &#233;tant Wanggoolba Creek dans lequel coule une eau si pure que l'on peine &#224; la remarquer.
&lt;span class='spip_document_255 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.naturalwriters.org/IMG/jpg/Wanggoolba_creek_9.jpg' width='500' height='750' alt=&quot;&quot; style='height:750px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;
Wanggoolba Creek et sa for&#234;t vierge.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_256 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.naturalwriters.org/IMG/jpg/F-Is-_L-Wabby_02.jpg' width='500' height='375' alt=&quot;&quot; style='height:375px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;
Lac Wabby, l'un des lacs &#171; barrages &#187; de l'&#238;le.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;La v&#233;g&#233;tation&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;
De nombreuses communaut&#233;s de plantes sont pr&#233;sentes sur l'&#238;le. Une formidable diversit&#233;, d'autant que cette v&#233;g&#233;tation pousse sur un terrain sablonneux donc pauvre en nutriments.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur les dunes c&#244;ti&#232;res, les feuilles et le fruit de la plante Angular Pigface, Carpobrotus glaucesens, apparaissaient souvent au menu des repas aborig&#232;nes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Pandanus, Pandanus tectorius peut atteindre une grande taille. La graine de cet arbre &#233;tait, elle aussi, appr&#233;ci&#233;e des aborig&#232;nes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_257 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.naturalwriters.org/IMG/jpg/Pigface.jpg' width='500' height='334' alt=&quot;&quot; style='height:334px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;
Angular Pigface&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_259 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.naturalwriters.org/IMG/jpg/Pandanus-2.jpg' width='500' height='376' alt=&quot;&quot; style='height:376px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;
Pandanus&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plus &#224; l'int&#233;rieur des terres, &#224; l'abri du vent et des sels marins, une v&#233;g&#233;tation plus imposante a pu s'&#233;tablir. Le Banksia, Banksia aemula ou le Grass-Tree Xanthorrhoea latifolia, et bien d'autres encore.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_260 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.naturalwriters.org/local/cache-vignettes/L380xH507/Eucalyptus-18651.jpg' width='380' height='507' alt=&quot;&quot; style='height:507px;width:380px;' /&gt;&lt;/span&gt;
Nous sommes en Australie et le paysage ne serait pas complet sans eucalyptus. Des for&#234;ts enti&#232;res de ces arbres poussent ici.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et puis, l'une des particularit&#233;s faisant de l'&#238;le Fraser un site exceptionnel dans le monde, est la pr&#233;sence de for&#234;ts vierges luxuriantes poussant sur de hautes dunes de sable. Une for&#234;t vierge qui n'a rien &#224; envier aux autres for&#234;ts tropicales de la plan&#232;te. Canop&#233;e tr&#232;s dense, foug&#232;res g&#233;antes, lianes, figuiers &#233;trangleurs, orchid&#233;es, &#233;piphytes, arbres gigantesques&#8230; tout y est.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_261 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.naturalwriters.org/IMG/jpg/Figiuer.jpg' width='500' height='668' alt=&quot;&quot; style='height:668px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;
Figuier &#233;trangleur&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout aussi remarquable est la pr&#233;sence de nombreuses esp&#232;ces de champignons qui prosp&#232;rent &#233;galement sur le sable. Sans eux, la for&#234;t n'existerait pas. Ils recyclent rapidement la v&#233;g&#233;tation morte et permettent ainsi &#224; la for&#234;t de se r&#233;g&#233;n&#233;rer, malgr&#233; l'absence de nutriments dans le sol.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voici quelques-uns de ces champignons.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_262 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.naturalwriters.org/IMG/jpg/F-Is_Blue_Fungi.jpg' width='500' height='375' alt=&quot;&quot; style='height:375px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_263 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.naturalwriters.org/IMG/jpg/F-Is-_Red_Fungi_07.jpg' width='500' height='375' alt=&quot;&quot; style='height:375px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_274 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.naturalwriters.org/IMG/jpg/Fungi_orange.jpg' width='500' height='375' alt=&quot;&quot; style='height:375px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Rencontre avec les dingos de l'&#238;le Fraser&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s avoir camp&#233; une nuit &#224; lac MacKenzie, j'ai repris la marche en direction de &#171; Central Station &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur le chemin, 5 km plus loin, je me suis arr&#234;t&#233; &#224; Basin Lake, un autre lac perch&#233;. Ayant pr&#233;vu d'y passer la nuit, et avant de reprendre ma randonn&#233;e, j'ai laiss&#233; dans un arbre, un des mes sacs &#224; dos, suspendu &#224; quelques m&#232;tres du sol.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pr&#233;caution &#224; prendre si l'on veut &#234;tre sur de retrouver ses affaires en bon &#233;tat &#224; son retour (2) En effet, ce sac contenant ma nourriture et laiss&#233; &#224; m&#234;me le sol, aurait pu attirer la convoitise du dingo, le chien sauvage australien.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec l'affluence des touristes, les contacts avec cet animal sauvage sont aujourd'hui tr&#232;s fr&#233;quents. Par ignorance ou par b&#234;tise, certains visiteurs, randonneurs ou campeurs, donnent &#224; manger &#224; ces animaux. Les dingos ont fini par faire un lien entre nourriture facile &#224; obtenir et humains. Il est par cons&#233;quent interdit d'interf&#233;rer avec les animaux de l'&#238;le et le service du parc national de l'&#238;le n'h&#233;sitera pas &#224; mettre une amende &#224; quiconque serait surpris en train de donner &#224; manger &#224; un dingo. Une amende d'un montant de 3000 dollars australiens, soit 2100 Euros environ. &lt;br/&gt;
Il s'agit d'emp&#234;cher les animaux sauvages de l'&#238;le de devenir d&#233;pendants des humains, mais aussi de pr&#233;venir toute trag&#233;die. Il y a quelques ann&#233;es un petit gar&#231;on de 9 ans a &#233;t&#233; attaqu&#233; par plusieurs dingos avec une issue fatale, &#224; a cl&#233;. Le dingo est donc un animal potentiellement dangereux pour l'homme. A la suite de ce drame, et sur une p&#233;riode de deux ans, 45 dingos ont &#233;t&#233; abattus par les services du parc national de l'&#238;le Fraser. Il s'agissait des animaux montrant le plus d'agressivit&#233; envers les visiteurs de l'&#238;le.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Donc, une fois mon sac &#224; dos mis hors de port&#233;e des dingos, j'ai repris le chemin de Central Station, distante de 3km. Peu avant d'y arriver, je suis tomb&#233; nez &#224; nez avec deux sp&#233;cimens de ces fameux chiens sauvages australiens, un adulte et une jeune femelle, &#226;g&#233;e d'un an tout au plus. Cette derni&#232;re &#233;tait la plus int&#233;ress&#233;e par le contenu du deuxi&#232;me sac &#224; dos que j'avais conserv&#233; avec moi, surtout quand j'en ai sorti mon appareil photo. L'animal a d&#251; croire que je voulais lui donner quelque chose &#224; manger.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_265 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.naturalwriters.org/IMG/jpg/Dingo_1.jpg' width='500' height='375' alt=&quot;&quot; style='height:375px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;
La plus hardie des deux dingos que j'ai crois&#233; ce jour-l&#224;. Peut-&#234;tre une future femelle Alpha (femelle dominante).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_266 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.naturalwriters.org/IMG/jpg/Dingo_2.jpg' width='500' height='375' alt=&quot;&quot; style='height:375px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;
L'autre animal, rest&#233; en retrait pendant tout l'&#233;pisode de notre rencontre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les dingos de l'&#238;le Fraser sont consid&#233;r&#233;s comme l'une des races les plus pures, sinon la plus pure, d'Australie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En automne, de mars &#224; mai, les adultes se disputent le leadership de la meute.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il peut aussi y avoir de terribles combats entre meutes, &#233;ventuellement jusqu'&#224; la mort si besoin, pour la conservation de leur territoire respectif.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En hiver, de juin &#224; septembre, la meute s'occupe des chiots (3)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au printemps, de septembre &#224; novembre, les adultes apprennent aux jeunes &#224; chasser. Il semble que ce soit le plus souvent &#224; cette &#233;poque de l'ann&#233;e, que les humains sont identifi&#233;s comme pourvoyeurs potentiels de nourriture.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En &#233;t&#233;, de d&#233;cembre &#224; f&#233;vrier, les jeunes dingos apprennent les r&#232;gles de vie &#224; l'int&#233;rieur de la meute, en jouant et en montrant de l'agressivit&#233; afin de dominer l'autre. Les jeunes essayeront m&#234;me de dominer les humains, surtout les enfants. Un enfant pris dans une s&#233;ance de jeu avec de jeunes dingos peut &#234;tre bless&#233; ou tu&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une meute de dingos peut compter jusqu'&#224; 12 membres et une hi&#233;rarchie tr&#232;s stricte r&#232;gne entre m&#226;les et femelles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chaque meute poss&#232;de un territoire de chasse bien d&#233;fini. Le m&#226;le et la femelle dominants (Alpha), de chaque meute, sont mieux nourris que leurs subordonn&#233;s. Ces derniers doivent se soumettre au couple dominant en s'accroupissant, et en pliant la queue entre leurs pattes arri&#232;res en signe de soumission. Le couple dominant (Alpha) aura une port&#233;e une fois l'an et les autres membres de la meute aideront &#224; &#233;lever les petits.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des m&#339;urs finalement assez similaires &#224; ceux du loup (Canis lupus). Mais le loup n'attaque les humains que tr&#232;s rarement. Le dingo, (Canis lupus dingo), quant &#224; lui, est bien moins timide et n'h&#233;site pas &#224; s'approcher des humains.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai ensuite continu&#233; mon chemin jusqu'&#224; &#171; Central Station &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L&#224;, serpente un tr&#232;s beau cours d'eau, Wangoolba Creek, dont une photo appara&#238;t plus haut.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Central Station &#187;, &#233;tait le lieu d'une intense activit&#233; et plusieurs scieries y ont travaill&#233; jusqu&#8216;en 1990. D'&#233;normes d&#233;g&#226;ts ont &#233;t&#233; caus&#233;s &#224; l'environnement de l'&#238;le Fraser (d&#233;forestation, mines) depuis sa d&#233;couverte par les Europ&#233;ens.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fort heureusement, depuis 1992, l'&#238;le est int&#233;gralement prot&#233;g&#233;e de toutes les industries sauf celle du tourisme. C'est aussi en 1992 que Fraser a &#233;t&#233; ajout&#233;e &#224; la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Figurent sur cette liste, le grand canyon du Colorado, les pyramides d'Egypte ou le mus&#233;e du Louvre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Basin Lake&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai donc pass&#233; ma deuxi&#232;me nuit de camping au bord de Basin Lake.
Beaucoup plus petit que Lac Mckenzie, il est facile d'en faire le tour en &#188; d'heure.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tous ces lacs d'eau douce sont l'habitat de nombreuses esp&#232;ces d'amphibiens et tortues.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au bord de ces &#233;tendues d'eau pousse une plante carnivore, la &#171; Spoon-leaf Sundew &#187;, Drosera lovellae.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_267 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.naturalwriters.org/IMG/jpg/Plante_Carnivore_1.jpg' width='500' height='375' alt=&quot;&quot; style='height:375px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_268 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.naturalwriters.org/IMG/jpg/Plante_Carnivore_2.jpg' width='500' height='376' alt=&quot;&quot; style='height:376px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;
Cette plante attire les insectes avec un liquide parfum&#233;. Etant gluant, le liquide prend au pi&#232;ge les insectes attir&#233;s par son odeur, qui ne peuvent alors plus s'en lib&#233;rer. La plante dig&#232;re ensuite sa proie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette nuit l&#224;, au bord de Basin Lake, j'ai &#233;t&#233; r&#233;veill&#233; par les hurlements d'une meute de dingos, distante de quelques centaines de m&#232;tres. Le dingo hurle mais n'aboie pas ; un autre point commun avec le loup. Toujours plaisant d'&#234;tre r&#233;veill&#233; de cette mani&#232;re, m&#234;me au milieu de la nuit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A cot&#233; du dingo, de nombreux autres animaux parcourent les for&#234;ts et les dunes de l'&#238;le Fraser.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au moins deux esp&#232;ces de kangourous, le Swamp Wallaby, &lt;i&gt;Wallabia bicolor&lt;/i&gt; et le Eastern Grey Kangaroo, &lt;i&gt;Macropus giganteus&lt;/i&gt;. Ce dernier n'est aper&#231;u sur l'&#238;le que tr&#232;s rarement, n'y vivant pas en permanence. Un kangourou nage assez bien et s'il lui en prend l'envie, il traversera les quelques kilom&#232;tres qui s&#233;parent le continent de l'&#238;le de cette mani&#232;re.&lt;br/&gt;
Pas mal de reptiles r&#233;sident aussi sur l'&#238;le. 46 esp&#232;ces sont recens&#233;es dont le Lace Monitor, &lt;i&gt;Varanus Varius&lt;/i&gt;, le Carpet Python, &lt;i&gt;Morelia spilota&lt;/i&gt;, le Death Adder, &lt;i&gt;Acanthopis antarticus&lt;/i&gt; ou le Red Bellied Black Snake, &lt;i&gt;Pseudechis porphyriacus&lt;/i&gt;. A noter que les deux derni&#232;res esp&#232;ces cit&#233;es sont tr&#232;s venimeuses mais, non agressives, elles garderont leur distance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_269 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.naturalwriters.org/IMG/jpg/Goana.jpg' width='500' height='732' alt=&quot;&quot; style='height:732px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;
Le Lace Monitor, &lt;i&gt;VaranusVarius&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les eaux qui entourent l'&#238;le Fraser sont tout aussi riche en vie animale. Dugong, requins, 5 esp&#232;ces de dauphins, 4 de tortues de mer et bien sur les baleines &#224; bosse, &lt;i&gt;Megaptera novaeanglia&lt;/i&gt; qui, de fin juillet &#224; novembre, font &#233;tape ici au cours de leur migration.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_270 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.naturalwriters.org/IMG/jpg/Whales_10.jpg' width='500' height='317' alt=&quot;&quot; style='height:317px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;
Baleine &#224; bosse et l'&#238;le Fraser &#224; l'arri&#232;re plan.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_271 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.naturalwriters.org/local/cache-vignettes/L400xH309/Lesser_Sand_Plover_Tanjung_Tokong_151008_IMG_8177-eb0e5.jpg' width='400' height='309' alt=&quot;&quot; style='height:309px;width:400px;' /&gt;&lt;/span&gt;
Mongolian Plover, &lt;i&gt;Charadrius mongolus&lt;/i&gt;, qui, en &#233;t&#233;, migre depuis la Sib&#233;rie vers l'Asie et l'Australie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Randonn&#233;e&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;span class='spip_document_272 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.naturalwriters.org/IMG/jpg/Empreintes.jpg' width='500' height='667' alt=&quot;&quot; style='height:667px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;
Traces de dingos et empreinte de pas &#224; Basin Lake.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'&#238;le peut &#234;tre visit&#233;e avec un v&#233;hicule 4X4, mais la mani&#232;re la plus douce et la plus int&#233;ressante de la faire est de l'explorer &#224; pied. Nous retrouvons alors la nature dans son entier, notre respiration se r&#233;glant au rythme de nos pas. Notre esprit et les bruits et odeurs environnants finissent par ne faire plus qu'un. Nous sommes en symbiose avec le moment pr&#233;sent et, malgr&#233; le poids du sac &#224; dos, nous nous sentons plus l&#233;ger. Ne compte alors que l'instant pr&#233;sent. Ces sensations ne sont pas ressenties lorsque l'on se d&#233;place en voiture avec air conditionn&#233;...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De plus, la marche &#224; pied est le moyen de transport le plus &#233;cologique parce qu'il est le plus &#233;conome en &#233;nergie. Par comparaison, une voiture est totalement inefficace sur le plan de l'&#233;nergie consomm&#233;e au regard des kilom&#232;tres parcourus. La marche, c'est l'utilisation d'une &#233;nergie gratuite dans une &#233;conomie &#233;cologique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'&#238;le Fraser est un hymne &#224; la nature et le meilleur moyen de s'en rendre compte est de l'explorer &#224; pied, l&#224; o&#249; les 4X4 ne vont pas. De cette mani&#232;re, on s'invite plus facilement au c&#339;ur des arbres, des fleurs, des animaux (4).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si le c&#339;ur vous en dit, il y a possibilit&#233; d'effectuer des randonn&#233;es de plusieurs jours avec Footprints on Fraser, un tour operator sp&#233;cialis&#233; dans ce genre d'exp&#233;ditions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A la diff&#233;rence de la randonn&#233;e d&#233;taill&#233;e dans ces quelques pages, Footprints on Fraser utilise pour ses randonneurs les sites de camping mis &#224; disposition par le parc national de l'&#238;le, alors que je me suis isol&#233; en campant &#224; l'&#233;cart, afin de trouver plus facilement l'inspiration pour &#233;crire cet article.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bill Henderson, le g&#233;rant de Footprints on Fraser, se fait un plaisir de partager le &#171; spirit &#187;, ou l'esprit de l'&#238;le, avec ses randonneurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voir le site &lt;a href='http://www.footptintsonfraser.com.au/' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;www.footptintsonfraser.com.au&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_273 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.naturalwriters.org/IMG/jpg/Giant_Tallowwood_Valley_of---.jpg' width='500' height='667' alt=&quot;&quot; style='height:667px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;
Bill, &#224; gauche, avec l'un des ses clients, au pied d'un Tallow wood &lt;i&gt;Eucalyptus microcorys&lt;/i&gt; dans la vall&#233;e des g&#233;ants, &#238;le de Fraser.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s une nuit pass&#233;e au bord de Basin Lake, j'ai repris la marche en direction de l'embouchure de Wanggoolba creek (7km), l&#224;, j'ai embarqu&#233; sur une autre barge qui m'a ramen&#233; sur le continent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En deux jours et deux nuits, je n'ai sur fait que survoler la bio-diversit&#233; de l'&#238;le. Pourtant, m&#234;me un court s&#233;jour comme celui-ci permet de prendre la dimension de cet endroit o&#249; foisonne une multitude de formes de vie tout &#224; fait fascinantes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour finir, voici comment les Butchulla, le clan aborig&#232;ne gardien s&#233;culaire de la r&#233;gion, expliquent la cr&#233;ation de l'&#238;le.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le nom qu'ils donn&#232;rent &#224; l'&#238;le est &#171; Princesse K'Gari &#187; (5), signifiant paradis. Selon la l&#233;gende, K'Gari est le patronyme de l'esprit f&#233;minin qui aida Yindigie le messager du dieu Beeral a cr&#233;er le monde. Pour la r&#233;compenser de son aide, Beeral l'a changea en une &#238;le paradisiaque couverte d'arbres, de fleurs et de lacs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et, afin qu'elle ne sente pas esseul&#233;e, il y ajouta, oiseaux, animaux et &#234;tres humains.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bien sur la vie, dans son ensemble, &#233;tait loin d'&#234;tre paradisiaque pour les aborig&#232;nes. Pourtant, en raison du respect qu'ils avaient pour leur environnement, les aborig&#232;nes ont pu survivre dans un climat tr&#232;s rude avec peu de ressources, sur une p&#233;riode d'au moins 50 000 ans. S'ils n'avaient pas consid&#233;r&#233; leur terre comme sacr&#233;e, ils n'auraient simplement pas surv&#233;cu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Olivier Vachez&lt;br/&gt;
Juillet 2010&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Notes :
(1)	J'ai utilis&#233; la traduction directe anglaise/fran&#231;aise pour les termes &#171; barrages &#187;, &#171; fen&#234;tres &#187; et &#171; perch&#233;s &#187; Il se peut qu'en fran&#231;ais on nomme ces types de lacs de mani&#232;res diff&#233;rentes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(2)	Sur les terrains de camping du parc national, les rangers de l'&#238;le ont mis &#224; disposition des campeurs, des abris destin&#233;s &#224; prot&#233;ger leur nourriture de l'app&#233;tit des dingos.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(3)	J'utilise le terme &#171; chiot &#187;, ne connaissant pas le mot fran&#231;ais d&#233;signant un b&#233;b&#233; dingo.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(4)	A ce sujet, lire le livre &lt;i&gt;Marcher, M&#233;diter&lt;/i&gt;, de Michel Jourdan et Jacques Vigne, Editions Albin Michel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(5)	Il n'y avait pas de concept de roi, reine, princesse dans la tradition aborig&#232;ne. Les Europ&#233;ens ont ajout&#233; le terme &#171; Princesse &#187; au nom de l'&#238;le.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Libert&#233; ou lib&#233;ration des femmes ?</title>
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		<dc:creator>Eva Wissenz</dc:creator>



		<description>&quot;Il y a des mots qu'on n'ose plus prendre en bouche - des mots superbes dont la propagande politique ou marchande s'est empar&#233;e. [...] Partout cette parole souill&#233;e, cette parole manipul&#233;e, manipulatrice, usurp&#233;e, vendue - ces simplismes f&#233;roces, surench&#232;res de cynisme et de mensonges -, ce vomi de d&#233;magogie, ce pi&#233;geage syst&#233;matique d'immenses champs s&#233;mantiques - ces chantages de toutes sortes (&quot;si vous aimez votre enfant voil&#224; ce qu'il faut lui acheter&quot;). Beaucoup plus subtile et non moins (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&quot;Il y a des mots qu'on n'ose plus prendre en bouche - des mots superbes dont la propagande politique ou marchande s'est empar&#233;e. [...] &lt;br/&gt;
Partout cette parole souill&#233;e, cette parole manipul&#233;e, manipulatrice, usurp&#233;e, vendue - ces simplismes f&#233;roces, surench&#232;res de cynisme et de mensonges -, ce vomi de d&#233;magogie, ce pi&#233;geage syst&#233;matique d'immenses champs s&#233;mantiques - ces chantages de toutes sortes (&quot;si vous aimez votre enfant voil&#224; ce qu'il faut lui acheter&quot;). Beaucoup plus subtile et non moins empoisonn&#233;e est l'effarante confusion id&#233;ologique d'un certain discours &#233;mancipatoire partant d'une notion, par exemple, aussi sacro-sainte que la libert&#233;. Comment pourrait-on &#234;tre, pour donner un exemple, &lt;i&gt;contre&lt;/i&gt; la &quot;lib&#233;ration&quot; des femmes ? Mais juste un instant s'il vous pla&#238;t ! La lib&#233;ration de qui et de quoi ? S'agit-il d'une libert&#233; qui permet au plus haut potentiel de l'&#234;tre de s'&#233;panouir ou s'agit-il seulement en d&#233;truisant le clan et la tribu de vendre un maximum de machines &#224; laver ?&lt;br/&gt;
Le sol ontologique est couvert de peaux de bananes. Car en nous lib&#233;rant des d&#233;pendances visibles (famille, maternit&#233;, responsabilit&#233;) n'entrons-nous pas das un espace de d&#233;pendances bien plus redoutables - parce que invisibles ? Ainsi la simple repr&#233;sentation que je puisse &quot;m'&#233;manciper&quot;, m'extraire du r&#233;seau des corr&#233;lations, des responsabilit&#233;s, des interd&#233;pendances, est-elle une na&#239;vet&#233; perverse. Un seul type de cellule dans notre corps est parfois &quot;&#233;mancip&#233;&quot;, c'est la cellule canc&#233;reuse. Nous sommes en permanence en &#233;tat d'interd&#233;pendance - parcelle d'un tout. La question n'est pas de m'extraire - mais de capter la lumi&#232;re de cette parcelle que je suis, de rayonner du lieu o&#249; je suis.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Christiane Singer, &lt;i&gt;Du bon usage des crises,&lt;/i&gt; Albin Michel, 1996, p. 99-100.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La vie apr&#232;s la mort</title>
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		<description>&quot;Il est dommage que le temps pass&#233; &#224; essayer de savoir s'il existe une vie apr&#232;s la mort ne soit pas consacr&#233; &#224; comprendre ce qu'est la vie, et, en comprenant son immense valeur, &#224; agir pour en faire un chef-d'&#339;uvre inspir&#233; par un humanisme vivant et actif, au sein duquel la mod&#233;ration serait un art de vivre. Il serait dommage, apr&#232;s avoir &#233;t&#233; repu de souffrance et de non-sens, de se demander au terme de sa propre vie non pas s'il existe une vie apr&#232;s la mort, mais s'il en existe vraiment une avant la (...)

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&lt;a href="http://www.naturalwriters.org/-Lectures-" rel="directory"&gt;Lectures et paroles&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&quot;Il est dommage que le temps pass&#233; &#224; essayer de savoir s'il existe une vie apr&#232;s la mort ne soit pas consacr&#233; &#224; comprendre ce qu'est la vie, et, en comprenant son immense valeur, &#224; agir pour en faire un chef-d'&#339;uvre inspir&#233; par un humanisme vivant et actif, au sein duquel la mod&#233;ration serait un art de vivre. Il serait dommage, apr&#232;s avoir &#233;t&#233; repu de souffrance et de non-sens, de se demander au terme de sa propre vie non pas s'il existe une vie apr&#232;s la mort, mais s'il en existe vraiment une avant la mort, et ce qu'elle repr&#233;sente dans le myst&#232;re de la vie. [...]&lt;br/&gt;
La v&#233;rit&#233; n'est pas &#224; d&#233;busquer quelque part. Aucune philosophie, aucun dogme ou pr&#233;cepte, aucune id&#233;ologie ne peut la capturer, encore moins la mettre en cage. Elle ne se r&#233;v&#232;le que lorsque nous cessons de sp&#233;culer et de nous tourmenter. Nous ne pouvons en &#234;tre visit&#233;s que dans l'immobilit&#233; et le silence. Et dans cet &#233;tat, il n'y a de place pour aucun point de vue, aucune opinion &#224; propos de ce sur quoi il n'y a rien &#224; dire. La v&#233;rit&#233; semble pr&#233;exister &#224; tout ce qui existe. Il est probable - du moins c'est ainsi que je le ressens - que ce soit ce que nous appelons, dans une approximation intuitive, et sous l'aiguillon d'un doute permanent, la puissance du divin, que les primitifs, nos lointains g&#233;niteurs, pressentaient dans toutes les manifestations de la vie.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pierre Rabhi, &lt;i&gt;Vers la sobri&#233;t&#233; heureuse&lt;/i&gt;, Actes Sud, 2010, p. 80-81.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le tronc bleu</title>
		<link>http://www.naturalwriters.org/Le-tronc-bleu</link>
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		<dc:date>2010-05-25T12:25:33Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Eva Wissenz</dc:creator>



		<description>Par Ang&#233;lique Boudet

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&lt;a href="http://www.naturalwriters.org/-Ramures-" rel="directory"&gt;Arbres&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_226 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.naturalwriters.org/local/cache-vignettes/L450xH450/FRANCE_tronc_bleu-65ee4.jpg' width='450' height='450' alt=&quot;&quot; style='height:450px;width:450px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par Ang&#233;lique Boudet&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Eudio - une ville en transition aux antipodes</title>
		<link>http://www.naturalwriters.org/Eudio-une-ville-en-transition-aux</link>
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		<dc:date>2010-05-25T12:10:12Z</dc:date>
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		<dc:creator>Eva Wissenz</dc:creator>



		<description>En Australie un simple lieu-dit a d&#233;cid&#233;, il y a deux ans, de se lancer dans le r&#233;seau des villes en transition. Eudlo, est situ&#233; sur la Sunshine Coast, &#224; une quinzaine de kilom&#232;tres de Nambour et &#224; 150 kilom&#232;tres environ au nord de Brisbane, capitale du Queensland en Australie. Je ne sais pas combien d'habitants compte Eudlo, mais pour vous donner une id&#233;e de la taille de l'endroit, si vous clignez des yeux un quart de seconde en passant en voiture par la rue principale, vous aurez rat&#233; la &#171; ville (...)

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&lt;a href="http://www.naturalwriters.org/-Societe-" rel="directory"&gt;Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En Australie un simple lieu-dit a d&#233;cid&#233;, il y a deux ans, de se lancer dans le r&#233;seau des villes en transition.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Eudlo, est situ&#233; sur la Sunshine Coast, &#224; une quinzaine de kilom&#232;tres de Nambour et &#224; 150 kilom&#232;tres environ au nord de Brisbane, capitale du Queensland en Australie. &lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je ne sais pas combien d'habitants compte Eudlo, mais pour vous donner une id&#233;e de la taille de l'endroit, si vous clignez des yeux un quart de seconde en passant en voiture par la rue principale, vous aurez rat&#233; la &#171; ville &#187; tant le lieu est minuscule.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Sunshine Coast s'&#233;tend du nord de Brisbane jusqu'&#224; &lt;strong&gt;Noosa&lt;/strong&gt;, une ville baln&#233;aire qui fait penser &#224; Juan-les Pins, avec les surfers en plus. La c&#244;te et l'int&#233;rieur des terres sont magnifiques, mais attention danger. Le d&#233;veloppement &#224; outrance qui a d&#233;figur&#233; le littoral au sud de Brisbane est maintenant &#224; l'oeuvre sur la Sunshine Coast.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les travaillistes, le parti politique au pouvoir actuellement dans le Queensland, pensent que plus la population est importante, plus il y aura de votants en leur faveur (! ?). Et c'est ainsi que le syst&#232;me politique queenslandais favorise la venue d'Australiens depuis le pays tout entier. R&#233;sultat : construction &#224; la va-vite de banlieues pavillonnaires au d&#233;triment de l'environnement naturel. Bien sur, ces nouvelles banlieues s'accompagnent de routes, autoroutes, centres commerciaux tentaculaires, pyl&#244;nes &#233;lectriques, etc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le koala, embl&#232;me du pays, d&#233;j&#224; en danger d'extinction au niveau national, voit ici son habitat naturel dispara&#238;tre pour faire place &#224; toutes ces infrastructures. Et tout cela va tr&#232;s vite. La population humaine est exponentielle et le caract&#232;re des projets &#224; venir pharaonique. Heureusement qu'il existe des initiatives comme &lt;strong&gt;&#171; villes en transition &#187;&lt;/strong&gt; pour tenter de freiner un d&#233;veloppement &#233;conomique sans garde-fou qui n'a aucune consid&#233;rations pour la plan&#232;te et les g&#233;n&#233;rations &#224; venir.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;strong&gt;Qu'est-ce que le mouvement des villes en transition ?&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;De nombreuses informations sur le sujet sont disponibles sur internet. Inutile de tout reprendre mais voici un rapide r&#233;sum&#233; de l'histoire de ce mouvement et ce qu'il tente de r&#233;aliser.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout a commenc&#233; en 2005 &#224; l'universit&#233; de Kinsale &lt;strong&gt;en Irlande&lt;/strong&gt;. C'est l&#224; que le principe des villes en transition a &#233;t&#233; imagin&#233;. La toute premi&#232;re ville &#224; s'y essayer a &#233;t&#233; Totnes au Royaume-Uni. Aujourd'hui 150 villes de par le monde ont officiellement rejoint ce mouvement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le principe des villes en transition est de r&#233;fl&#233;chir &#224; des solutions pour tenter de r&#233;pondre aux probl&#232;mes que le changement climatique et le pic p&#233;trolier vont d&#233;clencher. Ces probl&#232;mes entra&#238;neront des bouleversements que l'humanit&#233; peine &#224; imaginer. Plus on attend, plus ces cons&#233;quences seront lourdes &#224; porter pour les g&#233;n&#233;rations &#224; venir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour les habitants des villes en transition, si on attend que les gouvernements prennent l'initiative, leurs d&#233;cisions seront trop timides pour changer les choses et arriveront de toute mani&#232;re trop tard. Si on agit tout seul de son cot&#233;, le r&#233;sultat sera trop minime pour faire une diff&#233;rence. En revanche, si on agit en commun, avec ses voisins par exemple, cela peut &#234;tre suffisant pour infl&#233;chir &#224; temps au niveau local, voire r&#233;gional, la courbe actuelle qui nous m&#232;ne vers de s&#233;rieux probl&#232;mes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le point essentiel de ce mouvement est de &lt;strong&gt;trouver les moyens de se d&#233;faire de la d&#233;pendance aux &#233;nergies fossiles&lt;/strong&gt;, tel que le gaz, le charbon ou le p&#233;trole. Plus facile &#224; dire qu'&#224; faire ! Le simple fait de se poser la question, nous am&#232;ne &#224; nous rendre compte &#224; quel point nous sommes d&#233;pendants de ces &#233;nergies, pour nous d&#233;placer, nous &#233;clairer, nous nourrir, nous habiller etc. Des commodit&#233;s que nous trouvons toutes &quot; naturelles &quot;, mais qui pourraient devenir inabordables dans les ann&#233;es futures si nous ne commen&#231;ons pas &#224; pr&#233;voir l'apr&#232;s p&#233;trole, en changeant maintenant notre fa&#231;on de vivre avec la plan&#232;te.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai assist&#233; au d&#233;but du mois de mai &#224; la r&#233;union mensuelle qui regroupe les personnes prenant part activement au projet d'Eudlo o&#249; voulant simplement en apprendre plus sur le sujet.
Il a &#233;t&#233; question, ce matin l&#224;, de l'ouverture prochaine d'une petite coop&#233;rative o&#249; les clients pourront venir s'approvisionner en produits bio, locaux et de saison, de la cr&#233;ation d'une carte-client (la carte E.C.O &#8211; Environment Community Organic) relative &#224; cette coop&#233;rative, etc. Les militants de &lt;a href='http://www.seedsavers.net/lsn/eudlo-seed-savers' class='spip_out'&gt;Seedsavers&lt;/a&gt; ont aussi distribu&#233; les graines de diff&#233;rents fruits et l&#233;gumes que l'on ne trouve plus dans les supermarch&#233;s. L'&#233;quivalent de &lt;a href='http://www.kokopelli.asso.fr/' class='spip_out'&gt;Kokopeli&lt;/a&gt; en France.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un autre sujet abord&#233; ce matin l&#224;, a &#233;t&#233; &lt;strong&gt;la permaculture&lt;/strong&gt;. Bill Mollison et David Holmgren, deux Australiens, sont les concepteurs de cette philosophie de vie qui int&#232;gre les activit&#233;s humaine dans les &#233;cosyst&#232;mes. Vaste sujet puisque les &#233;cosyst&#232;mes rendent la vie possible sur terre. &lt;br/&gt;
Un exemple de permaculture ? &lt;strong&gt;Les cochons-tracteurs !&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;
Utiliser des cochons qui, en cherchant leur nourriture, vont a&#233;rer les sols sur une parcelle d&#233;limit&#233;e par des cl&#244;tures amovibles. Plus besoin de tracteurs, plus besoin de diesel, plus besoin de m&#233;canicien. En prime, les cochons enrichissent la terre avec leur d&#233;jections. Lorsque l'on souhaite les faire travailler sur une autre parcelle de terrain, il suffit de d&#233;placer les cl&#244;tures. &lt;br/&gt;
Les diff&#233;rentes techniques de permaculture sont applicables &#224; des fermes &#224; &#233;chelle humaine. Ce qui correspond parfaitement &#224; l'esprit des villes en transition puisque le pic p&#233;trolier sonnera le glas des monocultures s'&#233;tendant &#224; perte de vue, gourmandes en engrais, produits chimiques, fuel.&lt;br/&gt;
Tenter de trouver des moyens de se d&#233;faire de l'utilisation du p&#233;trole et de ses d&#233;riv&#233;s n'est pas chose ais&#233;e. Surtout dans un pays comme l'Australie, qui a &#233;t&#233; b&#226;ti sur le &#171; tout- voiture, tout-p&#233;trole &#224; bas prix &#187;, mais les solutions existent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le mouvement des villes en transition est apolitique. Les gens y adh&#233;rant mettent en commun leurs id&#233;es et les r&#233;alisent. Ce n'est qu'un d&#233;but. Dans quelques ann&#233;es, ce genre d'initiative sera beaucoup plus populaire qu'aujourd'hui. &lt;br/&gt;
Souhaitons que cela soit, de par le monde, le commencement d'une nouvelle &#232;re, celle qui pourrait bien faire de la soci&#233;t&#233; humaine toute enti&#232;re un &#233;covillage global, respectant la nature et les diff&#233;rence entre les peuples.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;strong&gt;En apart&#233;e&#8230;&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour finir, laissez moi vous parler un peu plus en d&#233;tail de Noosa, ville que je mentionne au d&#233;but de cet article. &lt;br/&gt;
Tout y est parfait, calme, mignon, bien rang&#233;, moderne, organis&#233;, &#224; la mode, propre, artificiel, sans &#226;me. Ce que l'on qualifie de &#171; White Trash &#187; en anglais.&lt;br/&gt;
Un jour, j'ai pu observ&#233; les jardiniers de la ville faire le &#171; m&#233;nage &#187; sur une plate-bande, &#224; grand renfort de souffleur &#224; moteur, l'une des pires inventions de l'&#232;re moderne. Machine inefficace, bruyante, polluante. Le travail de ces jardiniers consistait &#224; d&#233;barrasser le sol des brindilles et feuilles mortes tomb&#233;es de l'arbre surplombant la-dite plate-bande. On ne sait jamais, des maladies pourraient s'y d&#233;velopper. Alors prudence ! &lt;br/&gt;
Noosa est tellement st&#233;rile que les moustiques y sont pratiquement inexistants, un comble sous un climat tropical ! Pareil pour les fourmis &#233;limin&#233;s &#224; grands renforts de produits chimiques par les services de la ville. Tout ce que l'on ne peut contr&#244;ler, on &#233;limine. &lt;br/&gt;
Les habitants de Noosa, sont tous beaux, tout du moins s'efforcent de l'&#234;tre, &#224; grand renforts de jogging ou de s&#233;ance de gym dans la derni&#232;re salle &#224; la mode. Dans son ensemble de sport branch&#233;, c'est &#224; celui ou celle qui aura les cheveux les plus blonds, le plus beau bronzage, le plus beau corps&#8230; mais toujours pas d'&#226;me avec qui converser.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je connais Noosa, j'y ai travaill&#233; comme pizzaiolo et livreur de pizzas &#224; mi-temps. Un soir, une de ces livraisons m'a amen&#233; dans une banlieue pavillonnaire dont je ne soup&#231;onnais pas l'existence, &#171; Noosa Springs &#187;. L'entr&#233;e de cette banlieue est contr&#244;l&#233;e par un portail &#233;lectrique command&#233; par un gardien de s&#233;curit&#233;. Avant de pouvoir aller livrer ma pizza, j'ai du d&#233;cliner mon identit&#233; et expliquer la raison de ma pr&#233;sence aux portes de ce &#171; paradis &#187; bien gard&#233;. &lt;br/&gt;
Le gardien a relev&#233; le num&#233;ro d'immatriculation de la voiture de livraison, l'heure de mon arriv&#233;e, estim&#233; l'heure de mon d&#233;part, avant de m'expliquer o&#249; je devais me rendre pour livrer cette pizza. Il &#233;tait tr&#232;s important, m'a-t-il dit, de ne pas m'&#233;terniser &#224; l'int&#233;rieur. Avec l'ambiance r&#233;gnant &#224; l'ext&#233;rieur du &#171; ch&#226;teau-fort &#187;, j'aurai pu lui signifier que ce n'&#233;tait certainement pas mon intention, mais je suis rest&#233; bouche-b&#233;e en voyant la lenteur avec laquelle le portail &#233;lectrique s'est ouvert. Les habitants de cette banlieue ne doivent jamais &#234;tre press&#233;s ! A l'int&#233;rieur, des maisons sans &#226;mes, toutes semblables les unes aux autres, sont bord&#233;es de jardins rectilignes recouvert de gazons parfaitement tondus. Surtout ne pas laisser la nature faire preuve de fantaisies. Gar&#233;s devant presque chacune de ces maisons un, voire plusieurs gros 4X4, qui n'ont jamais vu la poussi&#232;re. &lt;br/&gt;
L'Australie mat&#233;rialiste &#224; son apog&#233;e ! &lt;br/&gt;
J'ai livr&#233; ma pizza et suis bien vite parti de cet endroit d&#233;nu&#233; de tout caract&#232;re sans envier les gens qui y vivent. &lt;br/&gt;
Noosa est une petite bulle de s&#233;r&#233;nit&#233; artificielle et ennuyeuse. La banlieue ultra-prot&#233;g&#233; de &#171; Noosa Springs &#187; est une bulle d'ennui, &#224; l'int&#233;rieur m&#234;me de Noosa.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous connaissez peut-&#234;tre la s&#233;rie t&#233;l&#233;vis&#233;e anglaise des ann&#233;es soixante/soixante dix &#171; Le prisonnier &#187; ? Cette s&#233;rie avait pour d&#233;cor &#171; le village &#187; dont le h&#233;ros ne pouvait jamais s'&#233;chapper. L'atmosph&#232;re de Noosa me fait penser &#224; ce village.
Vous aurez compris que pour les habitants de Noosa, les pr&#233;occupations qui motivent les gens des villes en transition sont un myst&#232;re complet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Olivier Vachez, mai 2010&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;
Plus d'infos :&lt;/strong&gt;&lt;br/&gt;
&lt;a href='http://www.transitionnetwork.org/' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;http://www.transitionnetwork.org/&lt;/a&gt; pour des infos plus compl&#232;tes en anglais&lt;br/&gt;
&lt;a href='http://fr.wikipedia.org/wiki/Ville_en_transition' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;http://fr.wikipedia.org/wiki/Ville_...&lt;/a&gt; pour des infos en fran&#231;ais&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La revue &lt;a href='http://www.revuesilence.net/' class='spip_out'&gt;Silence&lt;/a&gt; a r&#233;cemment sorti un num&#233;ro consacr&#233; aux villes en transition&lt;br/&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour avoir une id&#233;e de &lt;a href='http://www.facebook.com/pages/Eudlo-Village-Community/248496323913?v=wall&amp;ref=nf' class='spip_out'&gt;l'ambiance sympathique&lt;/a&gt; qui r&#232;gne &#224; Eudlo.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les montagnes de Bunya</title>
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		<dc:date>2010-05-25T11:02:59Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Chavez</dc:creator>



		<description>Je vais vous parler d'un endroit unique sur terre. Le parc national des montagnes de Bunya, situ&#233; &#224; 240 km de Brisbane, la capitale de l'&#233;tat du Queensland en Australie qui abrite une faune et une flore extraordinaires... comme le Hoop Pine et ses graines volantes ou l'impressionnant pin Bunya. Il y a 30 millions d'ann&#233;es, ces montagnes ont &#233;t&#233; form&#233;es sur les pentes d'un ancien volcan par d'&#233;normes coul&#233;es de lave qui, en se solidifiant, ont form&#233; ces reliefs de basalte. Leur plus haut point culmine &#224; (...)

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&lt;a href="http://www.naturalwriters.org/-Voyages-" rel="directory"&gt;Voyages - Esprit des lieux&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Je vais vous parler d'un endroit unique sur terre. Le parc national des montagnes de Bunya, situ&#233; &#224; 240 km de Brisbane, la capitale de l'&#233;tat du Queensland en Australie qui abrite une faune et une flore extraordinaires... comme le Hoop Pine et ses graines volantes ou l'impressionnant pin Bunya.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y a 30 millions d'ann&#233;es, ces montagnes ont &#233;t&#233; form&#233;es sur les pentes d'un ancien volcan par d'&#233;normes coul&#233;es de lave qui, en se solidifiant, ont form&#233; ces reliefs de basalte. Leur plus haut point culmine &#224; 975 m. L'&#233;rosion de la roche a cr&#233;&#233; un sol profond et riche en nutriments, sur lequel se sont &#233;tablis diff&#233;rents habitats isol&#233;s les uns des autres, o&#249; prosp&#232;rent des communaut&#233;s de plantes et d'animaux tr&#232;s diverses. Un m&#233;lange de for&#234;ts vierges humides et s&#232;ches. En fait &lt;strong&gt;9 types de for&#234;ts vierges diff&#233;rentes&lt;/strong&gt; en plus de plaines herbeuses et de bois. Le tout fait penser &#224; un &#238;lot de nature sauvage au milieu d'un oc&#233;an de terres fermi&#232;res. Un refuge pour la biodiversit&#233; locale, abritant d'anciennes esp&#232;ces dont une trentaine sont consid&#233;r&#233;es comme rares ou menac&#233;es d'extinction.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces montagnes sont peupl&#233;es de nombreuses esp&#232;ces d'oiseaux, qui sont, parmi bien d'autres, les auteurs de beaux concerts de chants, surtout t&#244;t le matin et en fin de journ&#233;e aussi bien s&#251;r.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En voici quelques sp&#233;cimens (*) :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_192 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.naturalwriters.org/local/cache-vignettes/L120xH148/1_Green_Catbird_Ailoroedus_crassirostris-9359b.jpg' width='120' height='148' alt=&quot;&quot; style='height:148px;width:120px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt;Green Catbird, &lt;i&gt;Ailuroedus crassirostris&lt;/i&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_213 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.naturalwriters.org/local/cache-vignettes/L150xH207/2_Paradise_Riflebrd_Ptiloris_paradiseus-2-76816.jpg' width='150' height='207' alt=&quot;&quot; style='height:207px;width:150px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt;2 Paradise Riflebird, &lt;i&gt;Ptiloris paradiseus&lt;/i&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_194 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.naturalwriters.org/local/cache-vignettes/L500xH464/3_Crimson_rosella_latycercus_elegans-c10a1.jpg' width='500' height='464' alt=&quot;&quot; style='height:464px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt;3 Crimson Rosella, &lt;i&gt;Platycercus elegans&lt;/i&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_214 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.naturalwriters.org/local/cache-vignettes/L450xH300/4_Noisy_Pitta_Pitta_versicolor-2-7acbd.jpg' width='450' height='300' alt=&quot;&quot; style='height:300px;width:450px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt;4 Noisy Pitta, &lt;i&gt;Pitta versicolor&lt;/i&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les oiseaux de proies sont eux aussi pr&#233;sents.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_196 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.naturalwriters.org/IMG/jpg/5_Grey_Goshawk_Acipiter_novaehollania.jpg' width='500' height='612' alt=&quot;&quot; style='height:612px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt;5 Grey Goshawk, &lt;i&gt;Acipiter novaeehollandia&lt;/i&gt;, une esp&#232;ce rare &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_215 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.naturalwriters.org/local/cache-vignettes/L350xH525/6_Wedge_tailed_eagle_Aquila_audax-2-d623f.jpg' width='350' height='525' alt=&quot;&quot; style='height:525px;width:350px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt;6 Wedge tailed eagle, &lt;i&gt;Aquila audax&lt;/i&gt;, le plus imposant des oiseaux de proies d'Australie&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La nuit, de nombreux animaux sortent de leur cachette, &#224; la recherche de nourriture...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_198 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.naturalwriters.org/IMG/jpg/7_Ringtail_possum_Pseudocheirus_peregrinus.jpg' width='500' height='749' alt=&quot;&quot; style='height:749px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt;7 Ringtail Possum, &lt;i&gt;Pseudocheirus peregrinus&lt;/i&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_199 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.naturalwriters.org/IMG/jpg/8_Tusked_frog_Adelotus_brevis.jpg' width='500' height='375' alt=&quot;&quot; style='height:375px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt;8 Tusked frog, &lt;i&gt;Adelotus brevis&lt;/i&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_200 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.naturalwriters.org/IMG/jpg/9_Powerful_Owl_Ninox_strenua.jpg' width='500' height='379' alt=&quot;&quot; style='height:379px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt;9 Powerfull owl, &lt;i&gt;Ninox strenua&lt;/i&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_201 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.naturalwriters.org/local/cache-vignettes/L261xH257/10_Sugar_glider_Petaoroides_volans-c4c15.jpg' width='261' height='257' alt=&quot;&quot; style='height:257px;width:261px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt;10 Sugarglider, &lt;i&gt;Petauroides volans&lt;/i&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La plus grosse colonie connue d'une chauve-souris que l'on ne trouve qu'en Australie, la Chocolate Wattle Bat, &lt;i&gt;Chalinolobus morio&lt;/i&gt;, niche dans la toiture en bois d'une vieille &#233;cole, un b&#226;timent pr&#233;serv&#233; sur le terrain de camping du parc national. Cette chauve-souris est inscrite sur la liste des esp&#232;ces en danger d'extinction de l'&lt;a href='http://www.naturalwriters.org/-&gt;http:/cmsdata.iucn.org' class='spip_out'&gt;IUCN&lt;/a&gt;.
Une vingtaine d'autres esp&#232;ces de chauve-souris habitent les montagnes de Bunya.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_202 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.naturalwriters.org/IMG/jpg/11_Chocolate_wattle_bat_Chalinolobus_morio.jpg' width='500' height='334' alt=&quot;&quot; style='height:334px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt;11 Chocolate wattle bat, &lt;i&gt;Chalinolobus morio&lt;/i&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces deux esp&#232;ces de macropodes sont facilement observables sur le terrain de camping du parc national pendant la journ&#233;e, bien qu'elles soient plus actives la nuit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_203 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.naturalwriters.org/local/cache-vignettes/L500xH333/12_Red_legged_Pademelon_Thylogale_stigmatica-ba662.jpg' width='500' height='333' alt=&quot;&quot; style='height:333px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt;12 Red legged Pademelon, &lt;i&gt;Thylogale stigmatica&lt;/i&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_216 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.naturalwriters.org/local/cache-vignettes/L450xH337/13_Swamp_Wallaby_Wallabia_bicolor--2-9317c.jpg' width='450' height='337' alt=&quot;&quot; style='height:337px;width:450px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt;13 Swamp Wallaby, &lt;i&gt;Wallabia bicolor&lt;/i&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le patchwork des plaines herbeuses du parc forment l'habitat de nombreuses autres esp&#232;ces de plantes et d'animaux. La &#171; Blue grass &#187;, &lt;i&gt;Botriochloa bunyensis&lt;/i&gt;, que l'on ne trouve que dans cette r&#233;gion, fait partie des &lt;strong&gt;119 esp&#232;ces d'herbes&lt;/strong&gt; qui peuplent l'endroit. Ces &#233;cosyst&#232;mes abritent des esp&#232;ces d'animaux qui ne pourraient survivre dans des for&#234;ts vierges plus denses.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_205 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.naturalwriters.org/local/cache-vignettes/L167xH129/14_Swamp_rat_Rattus_lutreolus-a8660.jpg' width='167' height='129' alt=&quot;&quot; style='height:129px;width:167px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt;14 Swamp rat, &lt;i&gt;Rattus lutreolus&lt;/i&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_217 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.naturalwriters.org/local/cache-vignettes/L450xH337/15_Super_Fairywren_Malurus_cyaneus--2-1a530.jpg' width='450' height='337' alt=&quot;&quot; style='height:337px;width:450px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt;15 Superb Fairywren, &lt;i&gt;Malurus cyaneus&lt;/i&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;strong&gt;Le pin Bunya, ambassadeur des temps pr&#233;historiques&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans les for&#234;ts vierges luxuriantes, le pin Bunya, &lt;i&gt;Araucaria bidwillii&lt;/i&gt;, est l'arbre que l'on remarque tout de suite. Avec sa pointe en forme de d&#244;me, il domine la canop&#233;e de la for&#234;t vierge humide, d'une quarantaine de m&#232;tres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_218 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.naturalwriters.org/local/cache-vignettes/L300xH400/16_Le_pin_Bunya-2-21f0a.jpg' width='300' height='400' alt=&quot;&quot; style='height:400px;width:300px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt;16 Le pin Bunya&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_219 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.naturalwriters.org/local/cache-vignettes/L400xH300/17_La_base_tres_massive_d_un_pin_Bunya-_Ou_bien_s_agit-il_d_une_patte_de_dinausore_fossilisee-e426d.jpg' width='400' height='300' alt=&quot;&quot; style='height:300px;width:400px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt;17 La base, tr&#232;s massive d'un pin Bunya. Ou est-ce la patte fossilis&#233;e d'un dinosaure ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une randonn&#233;e a travers les for&#234;ts de ce parc national vous transporte aux temps pr&#233;historiques, quand les foug&#232;res dominaient le monde v&#233;g&#233;tal, avant que les gymnospermes (plantes produisant des c&#244;nes) et les plantes &#224; fleurs n'apparaissent bien plus tard sur la plan&#232;te.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les conif&#232;res, comprenant les anc&#234;tres des pins Bunya ont graduellement remplac&#233; les foug&#232;res, la principale famille de plantes de cette &#233;poque. Malgr&#233; leur nom de pin, les arbres Bunya ne sont pas cat&#233;goris&#233;s comme tel par les botanistes. Ils appartiennent en fait &#224; la famille des Araucariacea qui, autrefois, &#233;tait pr&#233;sente sur toute la surface du globe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aujourd'hui, on n'en trouve plus qu'en Nouvelle-Guin&#233;e, Nouvelle Cal&#233;donie, Nouvelle Z&#233;lande, quelques &#238;les du Pacifique, en Am&#233;rique du sud et en Australie. Le parc national des montagnes Bunya est le seul endroit dans le monde o&#249; l'on trouve une si forte concentration de ces arbres. Est aussi pr&#233;sent dans ces for&#234;ts, le Hoop Pine, &lt;i&gt;Araucaria cunnighamii&lt;/i&gt; dont les graines sont &#233;quip&#233;es de petites ailes, leur permettant d'&#234;tre dispers&#233;es au loin par le vent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par contraste, les pins Bunya produisent de larges c&#244;nes dont la forme fait penser &#224; un ananas de la taille d'un ballon de football. Ces c&#244;nes contiennent 50 &#224; 100 graines comestibles, chacune envelopp&#233;e dans une coque &#233;paisse, &#224; l'int&#233;rieur du c&#244;ne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_220 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.naturalwriters.org/local/cache-vignettes/L350xH467/18_Un_cone_de_Bunya_pouvant_peser_jusqu_a_dix_kilos-b6fdd.jpg' width='350' height='467' alt=&quot;&quot; style='height:467px;width:350px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt;18 Un c&#244;ne de Bunya pouvant peser jusqu'&#224; dix kilos&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_221 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.naturalwriters.org/local/cache-vignettes/L450xH337/19_L_interieur_du_cone----da572.jpg' width='450' height='337' alt=&quot;&quot; style='height:337px;width:450px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt;19 L'int&#233;rieur du c&#244;ne&#8230;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_222 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.naturalwriters.org/local/cache-vignettes/L400xH300/20_Une_graine_de_Bunya--e6c8b.jpg' width='400' height='300' alt=&quot;&quot; style='height:300px;width:400px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt;20 &#8230;enfin, une graine de Bunya&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vu leur poids et leur taille, ces c&#244;nes ne sont pas tr&#232;s efficaces pour disperser au loin les semis qu'ils contiennent, sauf s'ils atterrissent sur un terrain en forte pente. Si besoin est, les &lt;i&gt;brushtail possums&lt;/i&gt;, les&lt;i&gt; fawn footed melomys&lt;/i&gt; et autres animaux se chargeront de disperser les graines alentours.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_212 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.naturalwriters.org/local/cache-vignettes/L356xH435/21_Brustail_possum_Trichosurus_vulpecula-436f3.jpg' width='356' height='435' alt=&quot;&quot; style='height:435px;width:356px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt;21 Brushtail possum , Trichosurus vulpecula&lt;/i&gt; .&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On ne peut qu'imaginer les esp&#232;ces de dinosaures qui se nourrissaient des noix de Bunya, il y a plus de 100 millions d'ann&#233;es, avant que les marsupiaux ne dominent cette partie du monde.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Les aborig&#232;nes et le pin Bunya : une relation spirituelle&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;
Une fois par an, de d&#233;cembre &#224; mars, les pins Bunya l&#226;chent donc au sol leurs c&#244;nes contenant ces graines comestibles, les fameuses noix de Bunya. Une ann&#233;e sur trois la production de noix est plus importante.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il n'y avait pas d'Aborig&#232;nes vivants en permanence dans ces montagnes, en raison des temp&#233;ratures froides en hiver. Pourtant, depuis des temps imm&#233;moriaux, de nombreux groupes d'aborig&#232;nes s'y sont rassembl&#233;s pour y r&#233;colter les noix. Mais pas seulement dans ce but. Les deux clans &#171; gardiens traditionnels &#187; du lieu, les Jarowai et les Kaiabara, invitaient tout les trois ans d'autres clans, parfois &#233;loign&#233;s de plusieurs centaines de kilom&#232;tres, &#224; venir partager la r&#233;colte. C'&#233;tait alors l'occasion de participer &#224; des c&#233;r&#233;monies, de r&#233;soudre d'&#233;ventuelles disputes, de cr&#233;er de nouveaux liens, de transmettre coutumes et connaissances. Ces &#171; festivals &#187; s'&#233;talaient sur trois mois. L'endroit leur apportait, abris, m&#233;decine, nourriture, eau, outils, etc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais cet environnement avait quelque chose de plus que ces premi&#232;res n&#233;cessit&#233;s &#224; leur offrir. En plus de la nourriture physique, la for&#234;t leur apportait aussi une alimentation spirituelle qui nourrissait leurs &#226;mes et des vies ont &#233;t&#233; chang&#233; &#224; jamais dans ces montagnes. Naissances pour certains, morts pour d'autres, renaissances&#8230; le cycle de la vie. La for&#234;t, tout comme l'int&#233;gralit&#233; de leur environnement, &#233;tait sacr&#233;e aux yeux de ces hommes et ces femmes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les graines de Bunya trop fra&#238;ches pour &#234;tre cuites, &#233;taient mang&#233;es crues. Les plus m&#251;res &#233;taient &#233;cras&#233;es, transform&#233;es en farine et recuites pour en faire une sorte de pain qui pouvait &#234;tre consomm&#233; plusieurs semaines apr&#232;s sa confection. Durant ces rassemblements, la r&#233;colte et la chasse &#233;taient contr&#244;l&#233;e, le surplus de population humaine pouvant rapidement causer la rar&#233;faction de nourriture. Les Aborig&#232;nes avaient aussi compris qu'ils devaient laisser des graines aux animaux pour qu'eux aussi puissent se nourrir. Ils laissaient &#233;galement des c&#244;nes sur le sol de la for&#234;t afin que, dans le future, des pins Bunya soient encore l&#224; pour les prochaines g&#233;n&#233;rations.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Le d&#233;but de la fin&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;
Les premiers Europ&#233;ens, ont apport&#233; avec eux des m&#339;urs inconnus des Aborig&#232;nes. D&#233;forestation et &#233;tablissement de fermes ont profond&#233;ment perturb&#233; les coutumes des premiers habitants de l'Australie. Les clans aborig&#232;nes, voyageant de loin, ne pouvaient plus utiliser leurs routes traditionnelles. A partir des ann&#233;es 1840, les premiers b&#251;cherons sont arriv&#233;s dans cette r&#233;gion. Les c&#232;dres rouge &#233;taient alors tr&#232;s abondants. Quand ils se sont fait plus rares, l'int&#233;r&#234;t des b&#251;cherons s'est alors port&#233; sur les pins Bunya. Le terrain tr&#232;s pentu, rendant difficile l'exploitation de ces for&#234;ts, avait &#233;pargn&#233;, pour un temps, ces arbres. Le dernier grand rassemblement Aborig&#232;ne li&#233; &#224; la r&#233;colte des noix de Bunya a eu lieu &#224; la fin des ann&#233;es 1800. Les &#171; gardiens &#187; de ces montagnes ont ensuite &#233;t&#233; d&#233;log&#233;s de leur territoire. &lt;br/&gt;
Pourtant, aujourd'hui encore, dans ces montagnes, quelques aborig&#232;nes natifs de cette r&#233;gion ont conserv&#233; certaines de leurs traditions bien vivantes : chants, histoires, &#233;changes et commerce. Participent aussi &#224; ces rassemblements, de taille bien plus modestes, des clans qui n'&#233;taient pas invit&#233;s avant les bouleversements caus&#233;s par l'arriv&#233;e des Blancs. Aujourd'hui toutefois, la collecte des graines de Bunya est interdite, puisque dans un parc national, plantes et animaux sont int&#233;gralement prot&#233;g&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Parmi les premiers europ&#233;ens &#224; visiter ces for&#234;ts, certains ont vu autre chose que du bois &#224; exploiter et, d&#232;s les ann&#233;es 1860, l'int&#233;r&#234;t du grand public pour ces montagnes a aid&#233; &#224; leur sauvegarde. La beaut&#233; sereine des lieux avait touch&#233; la sensibilit&#233; de certains. Ils virent ce qui &#233;tait tout naturel pour les Aborig&#232;nes. Nourrir son corps physique et prendre le temps de nourrir son &#226;me en vivant en symbiose avec la nature.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1842, le gouverneur Gipps d&#233;clarait qu'aucune exploitation foresti&#232;re de pins Bunya ne pouvait &#234;tre autoris&#233;e par respect pour les traditions aborig&#232;nes. Pourtant, nombre de ces arbres ont quand m&#234;me &#233;t&#233; abattus. D&#233;j&#224; &#224; cette &#233;poque, il a fallu que certains se battent, en toute l&#233;galit&#233;, pour tenter de sauver ces for&#234;ts primaires. Bien avant qu'une telle loi ne soit &#233;dict&#233;e, un ancien syst&#232;me de r&#232;gles et de protocoles avait &#233;t&#233; &#233;tabli par les Aborig&#232;nes afin de d&#233;cider quand, comment et qui pouvait r&#233;colter les c&#244;nes de Bunya.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1903, l'inspecteur forestier, G.L Board, r&#233;sumait le sentiment g&#233;n&#233;ral de l'&#233;poque en d&#233;clarant : &#171; &#8230;ce serait une disgr&#226;ce que de laisser une si belle r&#233;gion dispara&#238;tre &#224; tout jamais. &#187; Enfin, le 1er ao&#251;t 1908, les 9112 hectares du parc national des montagnes de Bunya &#233;taient &#233;tablis. Par la suite, d'anciennes for&#234;ts d'&#233;tat ont &#233;t&#233; ajout&#233;es &#224; ce territoire, qui couvre aujourd'hui 19 493 hectares.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Le souvenir des Aborig&#232;nes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;
Les pins Bunya ont surv&#233;cu aux dinosaures et ont vu de nombreux autres plantes primitives dispara&#238;tre au profit des plantes &#224; fleurs plus modernes. Ces arbres ont surv&#233;cu au d&#233;clin de leurs contemporains, passant d'une famille tr&#232;s pr&#233;sente dans le paysage australien du Cr&#233;tac&#233; et du Jurassique (65 - 210 millions d'ann&#233;es), &#233;poques plus chaudes et plus humides, &#224; un statut de r&#233;fugi&#233;s au sommet de quelques montagnes. Prot&#233;g&#233;s aujourd'hui de l'avidit&#233; de l'homme moderne, on peut se demander quels effets le changement climatique pourraient avoir sur ces survivants pr&#233;historiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour les &#171; gardiens &#187; ancestraux de ces montagnes, les pins Bunya sont consid&#233;r&#233;s comme des symboles, repr&#233;sentants source de nourriture, rassemblements effectu&#233;s dans l'harmonie, et satisfaction de l'&#226;me.
Il est dit que cette r&#233;gion est un lieu spirituel dans lequel on peut se ressourcer, si on se laisse envahir par sa beaut&#233; majestueuse et son &#233;nergie. Certains se sentent revitalis&#233;s, &#233;merveill&#233;s et repartent remplis de respect pour ces for&#234;ts. L'esprit, le souvenir, la philosophie de vie des Aborig&#232;nes sont encore pr&#233;sents au c&#339;ur des montagnes de Bunya.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Olivier Vachez, avril 2010&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;(*) Nota : certaines des photos de l'article ont &#233;t&#233; p&#234;ch&#233;es sur internet.
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Un mot sur la d&#233;croissance et autre sobri&#233;t&#233; heureuse</title>
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		<dc:creator>Eva Wissenz</dc:creator>



		<description>&quot;Si tu demandes &#224; quelqu'un quel est le plus grand probl&#232;me actuel dans le pays, le d&#233;sint&#233;r&#234;t ou l'apathie ? On te r&#233;pondra bien souvent : je ne sais pas et je m'en fous...&quot; C'est une citation de l'&#233;cologiste et philosophe Xuan Cheu-Lin rapport&#233;e dans une interview du 27/08/08. Mai 2010 : ils parlent de r&#233;cession. En France, des mesures de rigueur &#224; prendre, des plans d'aust&#233;rit&#233; pour les 5, 10 ou 15 ann&#233;es &#224; venir pour... maintenir la croissance. Mais de d&#233;croissance point ! Se serrer la ceinture pour (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&quot;Si tu demandes &#224; quelqu'un quel est le plus grand probl&#232;me actuel dans le pays, le d&#233;sint&#233;r&#234;t ou l'apathie ? On te r&#233;pondra bien souvent : je ne sais pas et je m'en fous...&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;C'est une citation de l'&#233;cologiste et philosophe Xuan Cheu-Lin rapport&#233;e dans une interview du 27/08/08.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mai 2010 : ils parlent de r&#233;cession.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En France, des mesures de rigueur &#224; prendre, des plans d'aust&#233;rit&#233; pour les 5, 10 ou 15 ann&#233;es &#224; venir pour... maintenir la croissance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais de d&#233;croissance point !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Se serrer la ceinture pour maintenir une illusoire croissance oui, mais &quot;vivre simplement pour que d'autres puissent simplement vivre&quot;, c'est non.&lt;br/&gt;
C'est fou, non ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est une citation de Gandhi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pourquoi la d&#233;croissance et autre sobri&#233;t&#233; heureuse sont-elles syst&#233;matiquement pr&#233;sent&#233;es comme un retour &#224; la bougie ou une obscure tyrannie ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Parce que l'id&#233;e, mal comprise et peut-&#234;tre m&#234;me mal repr&#233;sent&#233;e, n'en reste pas moins valable, certainement pas utopique mais responsabilisante et hautement futurable*.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;EW&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;* mot nouveau qui concentre futurible - qui lui m&#234;me n'existe pas -, futur tout court et renouvelable autant que probable.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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