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17 octobre 2009, par Eva Wissenz
Grand frais de nord puis de nord-est. L’eau est à 0°, l’air aussi. On est à l’ancre. On est à l’abri. Attendons.
Hier. On débarque sur une plage de sable. Sur les rochers, la laisse de haute mer est un éperon de glace. Le granit s’effrite sous les bottes. On monte doucement dans la brume. On marche contre le vent pour se repérer. On foule du mouillé. Des coussinets couleur de suie, des éponges vert vif ou rouge dense, des pompons rêches blanc cassé, des rosettes d’herbe dure jaunâtre, des pelotes où (...)