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28 février, par Eva Wissenz
Nous ne saurons jamais la joie qu’ils ont d’appartenir à un retrait, la dureté de s’installer sans frisson au milieu d’un monde, et de tenir silence comme on fabrique son écorce.
Pourtant, ils se désignent à nous pour la fraîcheur d’été ou la couvrante des saisons creuses.
L’ombre qu’ils font et l’ombre qu’ils appellent dorment sur un horizon replié qui laisse au large le ciel verser ses nuits à grandes eaux.
Eux se délestent en s’enfonçant. Ils se mettent en terre pour mieux trouver la respiration du (...)