A PROPOS

 


Nous sommes des artistes de la présence et de l’art de vivre, nous sentons que dans la nature et dans l’état naturel de l’Être, tout est signe, tout est création, qu’elle prenne la forme "peinture", "écriture", "musique", "photo", "dessin"...

Nous sommes très sensibles aux tensions à l’oeuvre dans le monde, et toutes très attentives aux ressources nouvelles que toutes ces crises nous demandent de mobiliser. Nous sentons dans nos recherches que quelque chose d’incroyablement vivant continue de nous travailler. Nous avons la sensation que, plus que jamais, l’Art nous inspire, à sa façon subtile, symbolique, joyeuse et passionnée.

Créer est un continuum. Si on regarde l’histoire de l’Art, on voit qu’à un moment, le courant de ce qu’on appelait l’Art Nouveau, très inspiré par la nature, vibrant, enveloppant, Jugendstil, liberty aussi, fluide, rond, plein de feuillages et de fluidité, s’est arrêté. Klimt, Mucha, Gaudi, Majorelle, Guimard, Gallé, Lalique…

Nous sommes dans les années 1910 et cet Art Nouveau est supplanté par l’Art Moderne, cubique, futuriste, surréaliste, expressionniste, constructiviste, qui se regarde beaucoup se déconstruire, se perd dans le néant et les angoisses, bercé par les grands bouleversements de l’industrialisation et des Grandes Guerres.

Ceux de l’Art Nouveau étaient dans la courbe comme rarement, et ils l’amenèrent partout – lampes, mobiliers, immeubles, cathédrales, peintures, sculptures.

Ceux de l’énorme fleuve Moderne étaient dans la ligne droite, la brisure et le rectangle, jusqu’à la mort de cet art dans l’infini de nos écrans, rectangulaires eux aussi, bien au chaud dans nos maisons-boîtes à regarder le ciel par des fenêtre-rectangles en analysant tant et tant par nos boîtes crâniennes.

L’Art Nouveau s’est arrêté au pied de la Première Guerre mondiale, celle qui posa les bases de la Seconde, celle qui industrialisa la guerre pour des décennies et permit à de grands prédateurs d’asseoir des empires fascinés par une certaine définition du progrès.

Or, il se trouve que rien ne meurt jamais. Certains fleuves se font longtemps souterrains avant que de rejaillir un jour à l’air libre et aujourd’hui, quelque chose de ce chemin tout en courbes, cherchant son accord avec une nature profonde, est à nouveau dans l’air, de plus en plus même et ce n’est que le début. C’est là, dans notre rapport plus direct à cette Nature et à notre Nature Humaine, si fragile et si forte à la fois. Dans notre façon d’être joyeuses à chaque clarté, à chaque pan de vieux monde qui s’écroule. Par la conscience que nous sommes de plus en plus nombreux à placer dans nos ouvertures, nos intuitions, notre amour. Par l’immense et progressive réparation de blessures séculaires et par toutes les réconciliations à l’oeuvre. Par toute notre capacité d’amour et d’enveloppement.

Cet Art Nouveau ne nous parle que de cela : s’inspirer amoureusement de l’alchimie de la nature, s’en inspirer, la respirer, l’infuser, l’honorer, la vibrer, l’incarner, simplement, en aimant.

Ainsi, les artistes reviennent dans des corps neufs, leur art continue, progresse et jamais ne peut s’éteindre parce qu’il est une énergie à l’image de la vie.

Dans ce site qui nous rassemble, et par nos travaux, nous imaginons un dialogue léger et profond à la rencontre de ce qui cherche à se dévoiler.

Bonnes découvertes !!

Eva Wissenz & Amandine Laetitia Brossard

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