Sanctuaires fixes et innocuité du monde

De Amandine Laëtitia Brossard, 22. juillet 2019

 


Mouvement

Sur les lignes du temps s’inscrivent de manière synchrones nos mouvements
Nés de nos pensées, elles-mêmes insufflées par le souffle créatif

A quoi cela sert-il de vouloir changer quoi que ce soit à l’art divin du souffle qui respire ?

A quoi cela sert-il de souhaiter s’aventurer à vivre ailleurs que dans cette respiration cosmique où nous sommes à ce jour là partie émergente de cet immense iceberg ?

Hier j’ai vu la lune s’éclipser puis revenir dans sa stabilité éternelle
Je la vois semaines après semaines décroître puis réapparaître dans sa même présentation éternelle

Alors je compris que qu’il en soit j’étais aussi l’éclipse et le stable éternel
Le mouvement du souffle dans une infime partie et que ce que l’on appel l’histoire en est l’interprétation, avec la croyance qui l’accompagne en la possibilité de changer quoi que ce soit

Nous pouvons aussi accepter que l’histoire est d’incarner le mouvement cosmique

Qu’à l’intérieur des montagnes vivent d’autres montagnes, des grottes et des cavernes

Que l’amour n’est pas la rencontre mais simplement le mouvement, que personne n’est, ne demeure, ne disparaît, ne perdure et quand dans cette conscience là il n’y a plus rien à réfléchir, à penser, à projeter ni vouloir

Tout ce qui est l’est
Tout ce qui advient se transforme pour le devenir
Tout ce qui disparaît n’est que l’illusion d’une stabilité éternelle
Et moi humaine je suis là

Alb d’Essence
Peinture rencontre entre une sirène et un poisson
12x12 cm
Sur papier